1914-1918 : des archives Schneider et Cie consultables en ligne
Catégorie : Médias Web, Saône-et-Loire | le 12 Novembre 2012 par Guillaume de Morant
Près de 100.000 pages d'archives des sociétés Schneider de la première guerre mondiale ont été numérisées et sont accessibles sur le site de l'académie François-Bourdon du Creusot en Saône-et-Loire. Avec ces archives, l'apport de l'industrie à l'effort militaire de guerre apparaît, avec notamment la fabrication massive d'armement, mais aussi la vie des employés. Ces 100.000 pages, 650 plans et 800 photos montrent un tournant dans l'organisation du travail dans l'industrie en France avec l'apparition des femmes dans les ateliers. En effet, après la mobilisation de nombreux salariés des usines du Creusot et notamment ceux des sociétés Schneider et Cie, les femmes prennent leur place.
Ces archives sont consultables sur le site Internet de l'académie François-Boudon au Creusot, une association née en 1985 de l’initiative d'anciens salariés de Creusot-Loire au moment du dépôt de bilan de cette société. Le but était alors de sauvegarder les archives Creusot-Loire qui couvrent l’ensemble de l’histoire industrielle du Creusot depuis son commencement en 1782 jusqu’à 1985, et plus particulièrement les archives de la société Schneider et Cie créée en 1837.
Le fonds d’archives initiales a été depuis 27 ans considérablement agrandi par le versement des archives parisiennes du groupe Schneider, puis des archives historiques de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM), d’autres syndicats patronaux et de salariés et d'autres sociétés comme Fenwick-manutention, Schneider electric industries SA et des anciennes sociétés absorbées comme Merlin-Gerin, La Télémécanique, l’Electro-porcelaine et des dizaines de versements de petites ou moyennes entreprises ainsi que de particuliers.
En volume, l’ensemble des archives conservées à l’Académie François Bourdon représente environ 6 500 mètres linéaires de dossiers, 525 000 photographies, 150 000 plans, et une bibliothèque de 40 000 volumes. A cela s'ajoute une collection d'objets historiques d'environ 1 200 pièces. L'académie conserve également "plusieurs milliers de dossiers du personnel et plusieurs registres du personnel susceptibles d’intéresser la recherche en généalogie", indique son directeur, Ivan Kharaba. En 2013, ces registres du personnel des usines seront à leur tour numérisés et disponibles en ligne.
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