Comment commencer votre généalogie : Exploitez la bonne source !

Avec les conseils de Jean-Louis Beaucarnot, conseiller à la rédaction de La Revue française de Généalogie.

Le généalogiste va à la fois mener une enquête, au travers des archives, et faire œuvre d'historien. Il va donc devoir exploiter des documents divers, qu'il devra connaître, afin de savoir choisir celui dans lequel il pourra trouver l'information recherchée. Il pourra ainsi utiliser :

  • les registres de l'état civil
  • les archives des notaires
  • d'autres sources

Les registres de l'état civil

Créé en 1793, l'état civil est tenu par chaque mairie en double exemplaire.

Ses registres contiennent essentiellement – mélangés ou non – des actes de naissances, mariages et décès. (voir ci-dessous le paragraphe sur ces actes)

Dès 1803, ils ont été assortis de tables annuelles et surtout de tables décennales alphabétiques – ou abécédaires, qui constituent un outil capital, permettant de rechercher les actes. La Revue française de Généalogie a publié un article sur les tables décennales.

Tous ces documents sont librement communicables : sans délai pour ceux de décès, et au-delà de 75 ans pour les autres.

Avant 1793, on travaillera sur les registres paroissiaux (voir ci-dessous le paragraphe sur ces registres), réunissant actes de baptêmes, mariages et sépultures. Tenus eux aussi en double à partir de 1667, et qui sont parfois plus anciens.

Les registres d'état civil et paroissiaux sont en principe conservés dans les mairies et/ou aux Archives départementales où ils sont consultables gratuitement. Il n'est en revanche pas possible de demander aux personnels des mairies ou des Archives d'effectuer des recherches à votre place.

Sachez que certains dépôts d'Archives départementales proposent des archives numérisées en ligne, généralement d'accès totalement gratuit. Pour vous guider, La Revue française de Généalogie a publié un article consacré aux méthodes de recherches dans l'état civil en ligne. (voir les sites d'archives en ligne en cliquant sur la Carte de France, à droite).

Actes de naissances, mariages et décès

Chaque acte contient différentes informations, qui seront autant d'indices à exploiter lors de votre recherche, pour ricocher d'acte en acte.

Les actes de naissance seront en fait les moins importants, pour remonter une filiation. On leur préférera ceux de mariage, qui indiqueront date et lieu de naissance et filiation et ceux de décès, donnant en principe les filiations, les lieux de naissance et les dates de naissance ou plus souvent les âges (parfois approximatifs).

Les registres paroissiaux

Tenus en principe en double exemplaire (à partir de 1667), ils sont parfois plus anciens et peuvent remonter jusqu'à la fin du XVIe siècle. On y trouvera des actes de baptêmes, bénédictions nuptiales et sépultures, au contenu plus ou moins riche et détaillé. Ils sont dépourvus de tables, ce qui oblige à lire tous les actes !

Les tables décennales

À côté de tables annuelles, on trouve des tables décennales, tenues elles aussi en double exemplaire, qui ont été soit intégrées aux registres soit reliées séparément.

Instaurées en principe en 1803, elles portent sur des périodes de dix ans (1803-1812, 1813-1822...) et ont souvent été longtemps plus abécédaires qu'alphabétiques, les patronymes y étant seulement classés par lettre initiale, et ce n'est généralement qu'à partir de 1913 que celles des mariages ont prévu les entrées alphabétiques aux deux noms des époux.

Les archives des notaires

Versées en principe en série D des Archives départementales, on y trouvera notamment :

  • les contrats de mariage, autrefois de règle dans tous les milieux, permettront de palier des lacunes d'état civil et parfois de remonter au-delà des sources classiques
  • les testaments, nous plaçant au cœur des mentalités d'autrefois
  • les inventaires après décès, qui vous décriront notamment la maison et le mobilier de vos ancêtres (voir l'article Les cours de Jean-Louis Beaucarnot sur ce sujet)
  • divers actes (baux, ventes, partages…)

Pour vous guider, consultez le hors-série de La Revue française de Généalogie Bien explorer les archives des notaires.

Les autres sources

Selon les cas et les situations, vous pourrez également travailler sur :

Pour les ancêtres Poilus, pensez au site Internet Mémoire des hommes et consultez également le numéro spécial 1914-1918 : Recherchez vos ancêtres soldats et leur famille

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