Napoléon et l'Europe, regards croisés sur l'histoire

Catégorie : Expositions, Paris  |  le 30 Mars 2013 par Véronique Tison

Napoléon et l'Europe, regards croisés sur l'histoire

On se souvient de la polémique qu’avait provoquée l’absence de commémoration, en 2005, du bicentenaire de la bataille d’Austerlitz. L’exposition Napoléon et l’Europe qu’accueille le Musée de l’Armée vient corriger le tir en proposant un regard distancié, ni à charge ni à décharge, sur la domination de l’Europe par Napoléon Bonaparte entre 1793 et 1815.

En deux grandes salles, le parcours de visite montre la politique d’expansion de Napoléon puis sa chute avec à chaque fois, en contre-point, les réactions multiples, d’adhésion ou de résistance, des populations concernées. Il présente aussi les conséquences et les traces profondes que le Premier Empire a imprimées sur l’Europe, par exemple avec le Code Napoléon (on voit des originaux en français mais aussi en allemand, en espagnol, en italien) qui est à la source de notre droit actuel.

En tout, pour retracer cette histoire, sont rassemblés 250 œuvres d’art, objets et documents prêtés par une cinquantaine de musées et institutions européennes, dont plus de la moitié hors de France.

Depuis le portrait de Bonaparte franchissant le Grand Saint-Bernard peint par David en 1800, archétype de l’image hagiographique, jusqu’aux caricatures anglaises qui le dépeignent dans des positions ridicules, le spectre est large. On peut aussi voir l’uniforme du vice-amiral Nelson porté à la bataille de Trafalgar, prêté pour la première fois hors du territoire britannique par le National Maritime Museum, le bicorne porté par Napoléon à la bataille d’Eylau et de nombreux autres objets d'époque, armes, monnaies, insignes.

Parmi les archives présentées figurent le senatus-consulte fondateur de l’Empire, des traités paraphés (de Campo Formio en 1797, d’Amiens en 1802), une lettre de Goethe - grand admirateur de l'Empereur -, un croquis de la main de Napoléon sur la tactique en œuvre à Austerlitz ou sa célèbre proclamation du 2 décembre 1805 au soir de cette même bataille et qui s’ouvre par le solennel "Soldats, je suis content de vous…".

Les regards croisés portés sur chaque grande étape de la période – les campagnes successives du futur empereur, le coup d’Etat du 18 brumaire, les conquêtes, la chute – donnent la mesure des événements et nous offrent un saisissant cours d’histoire.

"Depuis l’exposition rétrospective Napoléon organisée en 1969 au Grande Palais, aucune synthèse de ce type et ayant cette ambition n’a été organisée en France", assure le Musée de l’Armée. Un conseil : munissez-vous du petit livret (gratuit) à l’entrée de l’exposition, il fourmille d’explications et de détails bienvenus sur les œuvres et objets présentés.

Napoléon et l'Europe, jusqu'au 14 juillet 2013

Musée de l'Armée, Hôtel national des Invalides, 129 rue de Grenelle, 75007 PARIS, tél 01 44 42 38 77, www.musee-armee.fr

Tarifs : Exposition uniquement 8,50 euros, billet couplé 12 euros, gratuit pour les moins de 18 ans (Le billet couplé donne également accès aux Musées de l'Armée et des Plans-Reliefs ainsi qu'au tombeau de Napoléon Ier dans l'église du Dôme).

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1 commentaire

alinous le 14 Mai 2013 à 16h59

Napoléon l'homme l'Hitler pour ceux de l'hémisphère sud, on parle bien de celui qui à rétabli l'Exclavage, on parle bien de la Bérézina on parle bien de celui qui n'est vénérer qu'en France tout comme Hitler en Allemagne par le Néo NAZI cependant, Oui cette tendance à se sentir bien dans ce qui à de plus détestable dans l'homme.

Demain Bigeard aura un cite équivalent, j'en suis sur... Malgrès la torture d'indigène, la gégène n'est pas française, non ont ne se gène pas en Françe on donne des léçon.

C'est un peu plus compliqué que cela, c'est une formule singulière souvent utilisé par bien des personne à qui ont rien légué sinon que la culture d’abomination, un Gandi Français ne peu pas naitre de cette Fange de la pensé global alimenté par des pseudo chercheur d'eux même dans l’incapacité de ce dépassé, "des mimi moi" j'espère que vous des faultes histoire de vous laisser une soupape de décompression je penses à l’élite qui ne pense qu'à l'orthographe.

C'est pas compliqué d'appeler un chat un chat qu'en pensé vous? C'est peu être plus complique que cela,

Bien à vous

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