Après 63 ans, la ville de Ganges récupère ses archives

Catégorie : Archives, Hérault  |  le 25 Octobre 2013 par Guillaume de Morant

Le 12 octobre 2013 avait lieu à la médiathèque de Ganges dans l'Hérault, une petite cérémonie pour fêter le voyage retour des archives de la ville. Les vieux papiers, registres et documents appartenant à l'histoire de cette petite commune de 4.000 habitants avaient été confiés en dépôt dans les années 1950 à des mains plus expertes, c'est à dire à celles des archivistes du département, afin d'en assurer une meilleure conservation et une communication plus large. C'étaient les années 1950, celles de la reconstruction et à cette époque, les petites communes avaient d'autres priorités que de s'occuper de leurs archives.

63 ans plus tard, les choses ont changé et l'idée de récupérer la gestion des propres archives de la commune trottait depuis déjà quelques temps dans la tête des élus. "La construction d'une médiathèque a permis de donner corps à ce projet, même si les deux ne sont pas directement liés", explique Bruno Canard, le directeur de la médiathèque Lucie-Aubrac. Au sein de cette nouvelle construction, un service d'archives communal a donc été recréé. Et c'est tout le fonds ancien et moderne des archives de Ganges qui est retourné sur place, après classement, numérisation et restauration pour certains documents, avec la bénédiction des archives départementales et aussi un soutien financier du Conseil Général.

Le plus ancien document connu est une franchise du seigneur Raymond de Pierre, datée de 1234 qui est maintenant, entreposée dans une pièce sécurisée. Sinon, Ganges possède aussi des archives inédites sur la grève des fileuses de 1906, démarrée dans cette ville et qui résonna dans toutes les Cévennes et au delà. La communication des archives se fait dans une salle attenante, uniquement sur rendez-vous. Ce retour de l'histoire sur place est particulièrement apprécié des chercheurs locaux qui devaient jusqu'ici se rendre à Montpellier distant de plus de 40 km.

1 commentaire

Bernard le 5 Novembre 2013 à 19h54

Oui, tout cela paraît bien séduisant, mais est-ce raisonnable ? La commune a-t-elle les mêmes moyens que les archives de se protéger contre les vols, les incendies, les dégradations naturelles, etc. ? La mairie a-t-elle les compétences locales pur gérer ce fonds, compétences régulièrement mises à niveau ?
N'est-ce pas compliquer la tâche d'autres chercheurs que les chercheurs locaux ?
De bonnes copies plus la numérisation en ligne (faite) auraient peut-être été préférables.
la généralisation de ce type d'opération "politique" se traduira par des catastrophes.

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