Zay, Tillon, Brossolette, De Gaulle-Anthonioz : cousinez-vous avec les nouveaux élus du Panthéon ?

Catégorie : Célébrités, Paris  |  le 23 Février 2014 par Jean-Louis Beaucarnot

Panthéon

Quelques détails, en complément de ma chronique du Journal du Dimanche (parue dans l'édition de ce 23 février 2014), où j’ai évoqué les quatre nouveaux hôtes du Panthéon, sachant que trois des quatre ont des morceaux de généalogies sur Gene@star.

Geneviève de Gaulle, épouse Anthonioz.

  • Les ANTHONIOZ conduisent d’abord en Suisse (Genève), puis à Samoëns (Haute-Savoie) et finalement aux Gets – leur berceau – où l’on arrive avec l’arrière grand-père, maçon, né en 1806, fils d’un mariage isonyme (Guillaume Anthonioz/Jeanne Anthonioz).
  • Sa mère, née GOURDON, était fille d’un écrivain, Pierre Gourdon (auteur de romans populaires ; famille de Chemillé, en Maine-et-Loire), époux Delepouve (famille du Nord, alliée aux Durécu : Normandie, manufacturiers normands). Voir les éléments mis en ligne par Alain Garric sur Geneanet.
  • Son père, Xavier de Gaulle, inspecteur des Mines et frère aîné du Général. Voir la généalogie déposée sur Gene@star par Alain Doyen, reprenant surtout la lignée patronymique.

Jean Zay ( généalogie sur Gene@star, par Pierre Delaunay).

  • Père journaliste juif, directeur d’un journal radical-socialiste d’Orléans : de ce côté, les racines ne sont pas alsaciennes comme on peut le lire, mais lorraines, avec des ancêtres très classiques : merciers, fripiers… et plusieurs générations de rabbins, à Metz, où ils étaient syndics des Juifs de la ville. La ligne directe peut être remontée jusqu’à un Lazare Eliezer Zay, né vers 1475 (rabbin à Metz, il serait né en Espagne ou au Portugal et aurait pris ce nom à Metz, comme déformation de Seille, pour avoir habiter sur les bords de cette rivière). Sur les autres lignes, on retrouve toutes les familles juives de Lorraine, avec leurs origines souvent allemandes (Cahen, Levy, Bloch, Grotwohl, Trenel, Gompertz…, Halphen, Oppenheim… Voir la très riche base déposée sur Geneanet par Muriel Levy.
  • Mère institutrice protestante. née CHARTRAIN, beauceronne (MANGOURD, RIVIERE, LEMAIRE…, dans le Loiret, l’Eure-et-Loir et le Loir-et-Cher : Mer, Viabon, Villeneuve-sur-Conie, Nottonville, Patay…), avec l’arbre déposé sur Geneanet par Jean-Claude Cavier.

Pierre Brossolette.

Une généalogie moins connue, partiellement déposée sur Gene@star par Marie-Louise Samson, avec essentiellement la ligne patronymique, passant par Lyon et conduisant d’abord à Chessy-les-Prés, village de l’Aube, aux confins de l’Yonne et de la forêt d’Othe, où l’on découvre que la famille est arrivée vers 1770/80, avec un ancêtre scieur de long, Michel BRESSOLETTE(S).
Un aïeul venu de Saint-Alyre d’Arlanc, près de La Chaise-Dieu, aux confins du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire, en ce pays de Livradois d’où partaient tant de scieurs de long – notamment souvent en direction de la forêt d’Othe. La remontée s’effectuera sur place sans difficultés majeures, jusqu’à un Jehan de Bressolettes, né vers 1540, la famille tirant son nom du hameau éponyme de cette commune. Côté maternel, les quartiers restent à travailler (en Isère : VIAL, EUSTACHE (Courtenay, Pont-en-Royans).

Germaine Tillon.

La seule des quatre dont la généalogie est quasiment vierge, et que j’ai pu reconstituer dans ses grands traits. Née à Allègre, dans la Haute-Loire, elle est aux trois quarts auvergnate, avec la majorité de ses ancêtres au sud de Saint-Flour, à Neuvéglise et surtout Alleuze, où ils appartenaient aux familles aisées et notables, aux alliances souvent noueuses : CUSSAC (notaires, maires, greffiers des terres du marquis de Sieujac…), VIVIERS, SALVAGE, TRAGIT, CHAMSON, GREZE… Voir le bon arbre déposé sur Geneanet par Marielle Boulagnon-Berrebi.

Côté patronymique, le grand-père, marié à Clermont-Ferrand en 1866, était natif de Charolles, en Saône-et-Loire, où l’on va trouver une foule d’ancêtres du même milieu (GAGNARD, PERRIN, BOUILLET…, en Brionnais : Oyé, Anzy), en Bresse (Saint Germain-du-Bois), en Charollais (Saint Bonnet-de-Joux), dans l’ancien bailliage de Montcenis et à Nolay (21). Avec en revanche un bien curieux slalom patronymique : on a d’abord un habitant de La Clayette, nommé JANILLON, qui se marie en 1687 à Perrecy-les-Forges, où il s’établit comme boucher et cabaretier. Puis un tisserand, qui se marie en 1719 à Paray-le-Monial, et y devient GENTILLON ou GEUTILLON, avant que le nom ne se réduise à TILLION (ou TILLON), tout court, à la génération suivante, avec un maître cordonnier, dont le fils sera avoué et le petit-fils drapier à Charolles.

Lire aussi : Les généalogies des personnalités par Jean-Louis Beaucarnot

1 commentaire

Espérou Bougès Aigoual le 24 Février 2014 à 11h04

Il me semble que c'est Germaine Tillion et non Tillon, dans l'usage scientifique actuel

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