Généalogie et origines de Georges Braque

Catégorie : Célébrités, Oise  |  le 18 Septembre 2013 par Jean-Louis Beaucarnot

Georges Braque

La généalogie de Georges Braque a été très peu étudiée jusqu’à maintenant et les arbres généalogiques mis en ligne par les collectionneurs d’ancêtres de célébrités ne dépassent guère les parents du peintre.

Né à Argenteuil, le père du cubisme est fils et petit-fils de peintres… en bâtiments.

Arrivés à Argenteuil vers 1840, avec l’arrière grand-père, journalier, les Braque avaient choisis des métiers artisanaux : sculpteur sur bois, serrurier et ébéniste, pour les frères du grand-père, menuisier et horloger pour ceux du père. L’entreprise de peinture, fondée par le grand-père, sera finalement, après la naissance de Georges, transférée au Havre, où ses affaires seront prospères (décoration de façades, surfaces en faux-bois, enseignes…). C’est là que selon ses biographes le futur peintre fera ses classes et apprendra les ficelles de son métier.

La famille Braque était en fait originaire de l’Oise. Le grand-père était né en 1830 dans le village d’Haudivillers, à une dizaine de kilomètres au nord-est de Beauvais, et l’arrière grand-père dans la commune voisine Bresles, où l’on peut remonter l’arbre généalogique jusqu’au quadrisaïeul, Jean Braque, né en mai 1737 et fils d’un autre Jean, époux de Madeleine Roussel. Mais la famille y est attestée bien antérieurement, avec un Gervais Braque, marié en 1695 et qui y exerçait la profession de mulquinier, lui-même fils de Jean Braque (vers 1626 – 1703), très certainement eux aussi ancêtres directs de Georges.

Les racines rayonnent donc autour de Paris :

  • dans l’Oise avec les Braque, Lequeux, Dubois, Hinard, Blot…, d’Haudivillers et Bresles, et aussi les Niart, Grou, Droussent, Guilain, Leroux…, de Fresneaux-Montchevreuil, un peu plus au sud
  • dans l’actuel Val-d’Oise avec les Botel, d’Argenteuil, manifestement originaires de Menucourt et les Sénéchal et Se(c)queville, vieilles lignées de Gonesse, la seconde y étant déjà attestée en 1642,
  • enfin, les ancêtres maternels, Johanet – un temps charcutiers à Paris – conduisent dans le Loiret, à Achères-le-Marché, au nord d’Orléans, où ils étaient vignerons (Johanet, Pointeau, Brunet, Jahier….).

Des ancêtres humbles et modestes, avec une majorité dans le bâtiment (les Braque, briquetiers puis serruriers et peintres ; les Botel, maçons ; un Droussent, chaufournier…). Des hommes et des femmes en tous les cas très loin de l’univers de leur génial descendant.

Merci à Mme Lefeuvre et MM. Savineaux et Baaziz, des Archives municipales d’Argenteuil et de Gonesse. Noter les arbres mis en ligne sur GeneaNet par Mireille Froger, Daniel Dutilloy, Jean-Louis Garry, Jérôme Lainé….

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