Michèle Morgan, une fan de généalogie

Catégorie : Célébrités  |  le 20 Décembre 2016 par Jean-Louis Beaucarnot

Michèle Morgan

On n’en a peu parlé : Michèle Morgan était très intéressée par la généalogie, ce qui m’avait valu de la rencontrer chez elle, à Neuilly, aux débuts des années 1980, alors qu’elle se penchait sur ses ancêtres. Des ancêtres très dispersés, entre une dizaine de départements (Oise, Ille-et-Vilaine, Isère, Hautes-Alpes, Vosges, Meuse, Paris et Seine-et-Marne) mais avec aussi des racines à l’étranger (Belgique, Suisse et Italie).

Née un 29 février (en 1920), à Neuilly, elle avait pris pour pseudonyme dans les années 1920, un jour où elle passait devant la Banque Morgan, avec un prénom volontairement plus jeune que le sien, qui était alors déjà très "daté". Elle se nommait à l’état civil Simone Renée ROUSSEL et était issue en ligne patronymique d’une famille originaire de l’Oise, connue à Méry depuis un certain Clément Roussel, né vers 1605 et époux de Marguerite Bricart.
Une modeste lignée paysanne, avec les classiques laboureurs, qui avait commencé à s’élever sous l’Empire. D’abord avec un aubergiste, dont le fils, avait fait des études et était devenu greffier, pour se retrouver au tribunal de Lorient et voir ensuite son fils gagner Paris, où il était devenu employé, et avait épousé la fille d’un changeur d’origine belge (et voilà le couple des grands-parents paternels).
Côté maternel (PAYOT), les grands-parents étaient des Parisiens aux origines également modestes et variées, donnant à l’actrice deux arrières grands-pères peintres (l’un peintre en bâtiments et l’autre peintre en carrosserie), une aïeule couturière et deux autres fleuristes…

Mais Michèle Morgan était surtout attachée à certains ancêtres remarquables, avec toute une branche alpine, qui la passionnait, et sur laquelle elle signera d’ailleurs un livre romancé nommé Le Fil bleu et paru en 1993.
Cette branche passait par un soldat qui s’était couvert de gloire dans les armées de Napoléon : Aimé Hyacinthe Lefeuvre (1776-1824). Un soldat au palmarès imposant (traversée d’une rivière à la nage, coup de sabre dans la poitrine à Eylau, fait prisonnier en Espagne…), qui avait fait un très beau mariage en épousant Laurence Virginie Ferrus, cousine germaine d’un très célèbre médecin aliéniste de cette époque (Guillaume Ferrus, 1784-1861) et descendante d’une famille de la vieille bourgeoisie de Briançon (maires, avocats…). Une famille par la généalogie de laquelle on peut également découvrir une parenté avec un peintre, un artiste peintre, cette fois ci et quel artiste, puisqu’il s’agit du grand peintre Henri Fantin-Latour (1836-1904).

Ajoutons que par sa grand-mère belge, Michèle Morgan / Silmone Roussel cousinait assez directement avec le grand écrivain René de Obaldia et qu’en remontant beaucoup plus loin, en Seine-et-Marne, on peut établir une parenté (par une famille Chamaut) avec une autre énorme star du grand écran… l’actrice Catherine Deneuve.

On pourra, pour approfondir, partir de l’arbre généalogique mis en ligne sur Geneanet et Gene@star par Michel Cribier.

2 commentaires

Zéphirin le 1 Janvier 2017 à 09h24

Oui, mais avant de partir de cet arbre, il faudra faire ce que "l'auteur" n'a pas fait avant de recopier. VERIFIER et surtout CORRIGER les dates et filiations.

Annie-L le 21 Décembre 2016 à 00h15

Roussel ? Était-elle apparentée au fameux écrivain Raymond Roussel ?

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