La transmission de l’histoire aux jeunes générations

Catégorie : Histoire  |  le 30 Janvier 2015 par Cécile Josselin

Mémoires à venir

Comment les jeunes âgés de 16 à 29 ans de 31 pays acquièrent leur perception de l’histoire ? Comment se l’approprient-ils ? Y a-t-il des différences nationales ? Certains moyens sont-ils plus efficaces que d’autres ?

Ces quelques questions font partie des points que la Fondation pour l’innovation politique et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah ont souhaité éclaircir en interrogeant, par l’intermédiaire de l’Institut Ipsos, 31.172 personnes entre juillet et août 2014.

Pour l’ensemble des personnes interrogées, les moyens les plus efficaces pour transmettre l’histoire sont :

  • l’école (66%) ;
  • Les œuvres documentaires (livres, films, témoignages directs) : 52% ;
  • les visites de lieux historiques : 38% ;
  • les œuvres de fiction (livres, films) : 32% ;
  • les musées et expositions : 28% ;
  • les sites internet : 28% ;
  • la transmission familiale : 24%;
  • les commémorations, les cérémonies : 12 %.

Mais il existe de grandes disparités entre les pays. Si 66 % de l’ensemble et de la seule Union européenne cite l’école en premier, l’institution scolaire se révèle une source efficace pour seulement 46 % des Chinois et 63 % des Indiens.

37 % de ces derniers et 49 % des seconds considèrent Internet comme un moyen plus "efficace". Preuve des lacunes de l’Éducation nationale ou de l’attrait grandissant d’internet ? L’explication reste en suspens.

Même si elles sont plus ténues, des disparités ont été constatées entre Français et Allemands sur cette même question.

L’école, les œuvres documentaires et de fiction, les commémorations et cérémonie sont jugés plus efficaces pour transmettre l’histoire pour les Français que pour leurs voisins d’outre-Rhin.

A l’inverse, les Allemands croient plus que les Français en l’efficacité de la visite des lieux historiques (tels les camps de concentration), des musées et des expositions ainsi que des sites Internet.

La transmission familiale compte elle pratiquement autant pour les deux nationalités (34 et 35 %).

Des racines pour créer l'avenir

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