RootsTech 2e jour : Il suffit de trois générations...

Catégorie : Rencontres  |  le 08 Février 2014 par Sophie Boudarel

Judy G. Russel

En ouverture de la journée du vendredi 7 février 2014, Judy G. Russel nous a démontré que la mémoire familiale pouvait se perdre en à peine trois générations. Pour elle, raconter son histoire c'est préciser quel livre on a aimé enfant, quel était le plat préféré de notre grand-mère, quand notre grand-père a-t-il appris à nager...Il faut écrire cette histoire, ces détails aussi petits soient-ils, et les sauvegarder sur un blog ou un site spécialisé qui permet de préserver photos et récits (comme SavingMemoriesForever ou Storeeze).

L'ADN était au cœur de toutes les préoccupations ce vendredi avec le Docteur Spencer Wells, responsable du projet Genographic du National Geographic. Il a montré que le nombre de tests ADN volontaires effectués en 2013 est équivalent à celui fait depuis les dix dernières années. Ce qui prouve l'engouement pour la recherche de ses origines.

ADN toujours avec Kenny Freestone pour qui, l'utilisation des tests permet d'identifier des zones géographiques restreintes à un pays, voire à une région.

Pour les débutants, le panel animé par Lisa Louis Cook de Genalogy Gems a proposé des trucs et astuces pour une organisation optimale en matière de recherche et de documentation familiale.

Enfin, dans sa conférence sur les écritures étrangères, Randy Whited a puisé ses exemples dans les archives françaises et allemandes. Il a montré que des outils simples à utiliser pouvaient être à disposition du chercheur pour bien interpréter les mots au fil de leur lecture.Par exemple, il suffit de basculer le correcteur orthographique de Word dans une langue étrangère, pour repérer quels sont les mots qui ont été bien lus et quels sont ceux qui doivent être corrigés.

Échos écrits par Pierre-Valéry Archassal, Sophie Boudarel et Guillaume de Morant.

Un évènement à suivre sur www.geneatech.fr et sur Twitter avec le mot-clé #RootsTechFR

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1 commentaire

BC le 8 Février 2014 à 20h05

---> "sauvegarder sur un blog ou un site spécialisé qui permet de préserver photos et récits (comme SavingMemoriesForever ou Storeeze)."

Et quelle est la pérennité des blogs et sites spécialisés ? (idem Fasebook,twitter etc...) Pas assez de recul sur tout ça, et c'est lié aux "business plans" de l'hébergeur, de la société propriétaire du site...
Ces sites sont là pour faire du pognon, pas par philanthropie.

Qu'un blog, que Fasebook, que Twitter puisse servir pour relayer une information, c'est bien, pratique, instantané. Parfait !

Mais la généalogie ce n'est pas de l'instantané, ce n'est pas du "moi j'ai mon blog", "mon j'ai mon fasebook" "je raconte ma généalogie sur mon facebook"... "Non mais allo quoi ???" (dixit une généalogiste célèbre)

Le généalogiste doit s'interroger sur la pérennité de son travail: la généalogie est une passion très autocentrée, mais vu le temps qu'on y passe, on peut au moins espérer que le travail réalisé puisse intéresser un autre généalogiste dans 15ans, dans 50ans, dans 150ans.

Le meilleur conseil reste le papier et un dépôt dans une bibliothèque et/ou aux archives.
C'est bien là qu'on retrouve les travaux des généalogistes qui nous ont précédé.

Les bibliothèques associatives ne manquent pas, les dépôts d'AD ont des séries "Bibliothèques" qui n'attendent que les travaux des généalogistes amateurs. Au moins là, on sait qu'ils seront conservés gratuitement, et ne seront pas revendus.

Les nouvelles technologies permettent de scanner facilement des vieilles photos, numériser des actes anciens, les nouvelles technologies facilitent la recherche du généalogiste, c'est une aide.
Mais ne subtituons pas au papier des nouvelles technologies qui sont révolutionnaires aujourd'hui mais qui seront obsolètes demain (les textes de ma grand mères sur cassette audio, plus moyen de les lire, demain ce sera peut être au tour des CD Audio de disparaître, on en est déjà aux MP3, MP4... en 2035 ce sera peut être les MP8 ou tout autre chose). la seule façon de les transmettre, c'est bien les transcrire sur papier.

J'avais écrit ailleurs que "les nouvelles technos doivent d'abord servir les échanges contradictoires", elles doivent aussi, je pense, aider les généalogistes à mieux organiser leurs recherches et faciliter la transmission des informations à travers le temps. Mais peuvent-elles se substituer au papier pour être le support qui transmettra, je n'en suis pas sûr.

Bon séjour aux US !

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