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L'Aude va publier 7500 fiches individuelles des réfugiés espagnols internés dans les camps

Les archives des camps de Bram, Couiza-Montazels et Montolieu dans l'Aude ont été numérisées et seront prochainement consultables sur le portail des archives départementales. Il s'agit des listes nominatives et les fiches individuelles des réfugiés internés, ainsi que des fonds privés que ceux-ci leur ont donné ou déposé. Comme tous les départements limitrophes de la frontière espagnole, l'Aude a connu entre janvier et février 1939 l'arrivée massive de réfugiés fuyant la guerre et le franquisme. 

Après les Archives des Pyrénées-Orientales, les Archives départementales de l'Aude vous proposent donc des outils et des ressources pour poursuivre, au-delà des temps de commémoration, le travail de mémoire entrepris autour de la Retirada et de l’exil des Républicains espagnols.

A partir du mois de janvier 1939, plus de 450.000 Espagnols, hommes, femmes et enfants, franchissent la frontière dans le froid, la pluie et la neige, fuyant le fascisme et la guerre civile qui déchire leur pays depuis l’été 1936, pour venir trouver refuge en France. Ils y sont internés dans des camps de fortune, organisés à la hâte par les pouvoirs publics français. 

Pour mieux comprendre cet épisode marquant de l'histoire du département, les archives de l'Aude mettent également à disposition des outils pédagogiques ou de sensibilisation destinés aux enseignants, mais utiles à tous avec une exposition numérique ; un diaporama, avec documents d’archives numérisés et son livret d’accompagnement ; des documents pédagogiques en version numérique. 

Commentaires

2 commentaires
  • Portrait de Didier Cliquot

    Une bonne chose pour ces gens qui ont continué le combat contre le fascisme, qui ont aussi participé à la libération de Paris avec la nueve : chose occultée dans l'historiographie française ! Et pourtant ils ont connu les camps français et la répression de Vichy. Beaucoup étaient des républicains, des socialistes, des communistes et des anarchistes : nous leur devons une partie de notre liberté et nous sommes loin du mythe de Paris libéré par lui même, créé par le général.
    • Portrait de carmen MARCEL

      Didier, votre commentaire fait chaud au coeur. Merci pour mon grand- père , merci pour mon parrain résistant en France, merci pour cette reconnaissance. Saludo sincero Carmen

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