France 3 : qui sont les trois généalogistes ?

Catégorie : Médias Web, Alpes-Maritimes  |  le 01 Février 2015 par Cécile Josselin

France 3 En quete de soi

Comme nous vous l’annoncions il y a quelques jours, France 3 diffuse dans la nuit de lundi à mardi vers minuit (plus exactement mardi 3 février à 00h10), dans "La Case de l’Oncle Doc", un documentaire de 52 minutes intitulé "Généalogie, en quête de soi".

Arnaud Gobin, son réalisateur, y suit deux personnes dans la quête de leur passé familial et un généalogiste successoral professionnel.

Ayant eu la chance de voir ce film en avant-première, nous vous en livrons les prémices…

Il y a d’abord Cathy, dont 3 grands-parents sur 4 ont été placés à l’assistance publique. Au début du film, elle ne connaît de son grand père paternel que de vagues rumeurs qui la taraudent depuis l’enfance. Son nom de jeune fille est-il bien celui de ses aïeux ou un nom inventé par l’Institution publique ?

En s’adressant à la présidente du Cercle généalogique de la Drôme provençale puis en partant à la recherche aux Archives de Paris, elle retrouve la trace de ce grand-père, dont le nom est bien le sien. De fil en aiguille, elle retrouve même la tombe de son arrière grand-mère qui tombait en déshérence. A cette occasion, elle se découvre une cousine et une grande tante dont elle ignorait l’existence. Des découvertes qui ouvrent de nouveaux pans à ses recherches…

En quete de soi

Et puis il y a Martin, jeune infographiste 3D qui travaille dans le dessin animé. Passionné d’histoire, il retrouve par le biais de sa mère un carton de vieilles photographies. Certaines sont annotées, d’autres non. A partir de là, Martin n’a qu’une obsession : mettre un nom derrière ces visages.

Par le biais de forum Internet, de spécialistes du patrimoine local, d’une association de généalogiste et d’Archives départementales, il retrouve la trace de ses origines dans l’arrière pays niçois où il découvre dans un village un cousin éloigné en la personne du maire.

Il recolorise les images de ses aïeux et entreprend la reconstitution en images de synthèse du hameau de ses ancêtres, pour se rapprocher d’eux encore un peu plus.

En quete de soi

Pascal (et son équipe) est le dernier exemple suivi par le réalisateur. Directeur d’une succursale du Cabinet Roehrig dans le sud de la France, il travaille sur un dossier pour un notaire : la succession d’une femme célibataire, décédé sans enfants. Elle laisse entre 100.000 et 120.000 euros d’héritage plus une maison et deux garages dans Cavaillon. Bien que ses trois cousins et cousine du côté maternel affirment être sa seule famille, il part à la quête d’une éventuelle autre branche paternelle. Un travail de longue haleine qui prendra 6 mois à son équipe mais qui ne se révélera pas vaine.

"Comme on est dans la sphère de l’intime dans ce qu’elle a de plus profond, il nous a bien fallu 6 mois pour nouer un lien de confiance suffisamment solide avec ces 3 personnes, nous confie Arnaud Gobin. Nous avons beaucoup discuté avec eux en amont, par téléphone et en tête à tête… Et puis, il nous fallait des histoires fortes et très différentes les unes des autres. Un 52 minutes comme celui là, c’est un gros projet. C’est 12 semaines de tournage. 7 semaines de post-production. C’est une véritable aventure qui - j’espère - plaira aux spectateurs !"

Et comme ce documentaire à déjà été diffusé samedi après-midi sur France 3 Provence-Alpes et France 3 Côte-d'Azur, vous pouvez dès à présent le regarder sur FranceTVPluzz : http://pluzz.francetv.fr/videos/doc_24_cote_d_azur_,1000022983.html

[MAJ 03/02/2015] Un chemin supplémentaire de le regarder sur FranceTVPluzz : http://pluzz.francetv.fr/videos/genealogie_en_quete_de_soi.html

6 commentaires

cousin marie le 9 Février 2015 à 10h15

Formidable, enfin ......
Je n en perdrai pas une miette
A cette nuit..☺

Stéphane Lendeberg le 4 Février 2015 à 12h23

Les généalogistes successoraux sont vraiment des gens formidables ... enfin, il ne manque pas d'articles de presse et de reportages pour le souligner. Je tiens tout de même à rappeler qu'une prestation de services de recherche d'héritiers réalisée à la demande et pour les besoins professionnels d'un notaire est à régler par ce dernier. Ce n'est peut être pas (ou pas encore ?) la jurisprudence actuelle, mais c'est la Loi. De même que le Code Civil n'autorise pas l'entente formée entre le notaire et le généalogiste à faire solder ses frais par tout héritier tiers. Comme un contrat "de révélation" est également illégal dans ce cas. Une consultation de sites juridiques en ligne permet d'en savoir plus.

Maintenant il est vrai que le généalogiste successoral à l'encontre duquel je mène une action judiciaire au civil et au pénal est présumé innocent des charges soulevées au regard des actes qu'il a commis. Peut-il pour autant escompter que la Cour de Cassation sera aussi conciliante à son égard que certains journalistes ? Cela signifierait que cette Cour engagerait alors sa responsabilité et sa crédibilité en ne disant pas le Droit ! Ce n'est donc pas acquis pour lui ... Réponse attendue en 2015.

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