Espace débutant

Débuter en trois étapes

1) Faîtes une petite enquête préliminaire – elle vous fera presque toujours gagner beaucoup de temps !

  • Interrogez les membres de votre famille – surtout les doyens, et cela sans attendre !
  • Inventoriez les papiers de famille, sans oublier les faire-part et les photographies de famille.

2) Identifiez le plus ancien ancêtre connu, l'ancêtre dont vous connaissez les lieu et date (ou année) de décès. 

Pour vos premières démarches et apprendre au mieux la technique de recherche, choisissez parmi les familles dont vous descendez – entre celles de votre père, de votre mère et de vos grands-parents – une lignée ne présentant pas de difficulté majeure ou qui vous mettrait en situation particulière. Choisissez une lignée également « proche » de vous au plan géographique, originaire de votre région de résidence ou de séjour, ou encore d'un département dont les archives sont disponibles en ligne.

3) Contactez la mairie de son lieu de décès, pour demander une copie de son acte de décès, qui vous apprendra :

  • les date et lieu de naissance de cet ancêtre ;
  • les noms et prénoms de ses parents.

Contactez alors, de même, la mairie de son lieu de naissance, pour lui demander une copie de son acte de naissance. Cet acte de naissance ne vous dira pas où sont nés ses parents, se contenant d'indiquer leurs âges. C'est là que la recherche proprement dite va commencer.

Faîtes votre demande en ligne

Pour obtenir une copie intégrale d'un acte d'état civil auprès de la mairie concernée, vous pouvez compléter le formulaire en ligne sur Service-Public.fr.

Suivant la commune, vous transmettrez votre demande de façon électronique ou par courrier postal. Elle vous expédiera le document demandé par courrier postal.

Ce service est gratuit. Restez vigilant : certains sites commerciaux proposent ce service de manière payante, sous une fausse apparence de sites officiels.

 

Poursuivez par ricochet

Devant un acte de naissance n'indiquant pas les dates et lieux de naissance des parents de l'enfant, ne vous découragez pas ! Vous êtes en situation tout à fait normale, puisque ce n'est qu'à partir de 1922 que cette information a été prise en compte.

En fait, c'est ici que vos recherches à proprement parler vont commencer. Pour savoir où et quand est né le père de l'enfant, il vous faut le rechercher, en suivant la bonne méthode.

Evitez l'erreur fatale que commet tout débutant, consistant à rechercher l'acte de naissance du père dans la commune où est né le fils.

Pour remonter le temps, oubliez les actes de naissance : ce sont les moins importants !

Préférez ceux de mariages et de décès, et commencez par rechercher, dans la commune où est né l'enfant, l'acte de mariage de ses parents. Recherchez-le dans les années précédant la naissance et en fonction de l'âge des parents, en utilisant les tables décennales. Grâce à ces tables, la recherche d'un acte est facile et rapide.

Si vous trouvez cet acte, il vous dira où et quand votre ancêtre était né et de qui il était le fils. Si vous ne le trouvez pas, cherchez un autre acte ou un autre document pouvant vous l'apprendre : acte de décès du père, recensement, liste électorale…

Telle est la méthode de base, qui se répètera à chaque nouvelle génération, vous faisant ainsi ricocher d'un acte à un autre. 

Le contenu de chaque acte

L'acte de naissance

  • nom et prénom(s) du nouveau né,
  • date, heure et lieu de naissance,
  • noms et prénoms, professions, état matrimonial (mariés ou non) des parents, avec leurs âges, remplacés à partir de 1922 par leurs date et lieu de naissance,
  • identités des déclarants et témoins.

Mentions marginales :

  • reconnaissance et légitimation,
  • R.C. (= Répertoire civil : majeurs sous tutelle ou curatelle),
  • depuis 1897, date et lieu des mariages et divorces, avec les nom et prénoms du ou des conjoint(s),
  • depuis 1945, date et lieu du décès.

Acte de mariage

Pour chaque époux :

  • nom, prénom(s), profession et domicile,
  • date et son lieu de naissance,
  • filiation, avec précision éventuelle du prédécès des parents,
  • situation matrimoniale (veuf ou divorcé),
  • à partir de 1850, référence d'un éventuel contrat de mariage,
  • identités (noms, prénoms, professions) et autrefois âges et éventuels liens de parenté des témoins,
  • parfois, une légitimation (déclaration par laquelle un des époux ou les deux déclarent légitimer un enfant naturel né avant le mariage).

Mention marginale : divorce (date et tribunal).

Acte de décès

  • date et lieu du décès,
  • nom et prénom(s) du défunt, ses profession et domicile,
  • statut matrimonial (veuf, époux ou divorcé et de qui),
  • filiation, avec précision du prédécès des parents,
  • date et lieu de naissance.

Attention : ces deux dernières rubriques, qui n'ont été obligatoires qu'à partir de 1823, étaient souvent mal renseignées, lorsque les déclarants étaient mal informés.

Se méfier des légendes familiales

La mémoire familiale est généralement courte et peu fiable : elle peut se tromper ou avoir involontairement déformé certains souvenirs. On se méfiera aussi de certaines « légendes » (on aurait des ancêtres nobles ; on aurait perdu une particule ; la famille serait d'origine étrangère), qui peuvent induire en erreur et que les recherches feront souvent tomber.