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Antibes lance son site Web d'archives avec état civil en ligne

La ville d'Antibes-Juan-les-Pins, nouveau graal des généalogistes ? Avec le lancement d'un site Web, les archives communales facilitent la consultation de plusieurs sources d'intérêt généalogique. Au premier plan de celles-ci, l'état civil du XIXe siècle. Question : que peuvent apporter ces registres, alors que les archives départementales des Alpes-Maritimes proposent déjà pour Antibes de l'état civil en ligne ?

Pour Michelle Froissard, la directrice des archives d'Antibes, il s'agit de compléter astucieusement une recherche qui peut parfaitement être couplée sur les deux sites en profitant des avantages de la collection originale de la commune : "Sur Internet, la collection que nous avons mise en ligne démarre à 1792 et va jusqu'à des dates assez récentes : 1912 pour les naissances, 1935 pour les mariages et 2008 pour les décès".

A Antibes, il a été très facile de respecter les instructions de la CNIL en allant jusqu'à des périodes plus récentes pour une simple question de reliure... En effet, les registres communaux sont reliés par catégorie (naissance, mariage, décès) et non par année contenant tous types d'actes dans le même volume, comme ceux des Archives départementales. Ainsi, il n'a pas été besoin de les dérelier pour les proposer sur Internet (ce que refusent systématiquement les services d'archives, qui renoncent alors à la publication).

Autre atout, l'état civil d'Antibes a été indexé par patronymes, si bien qu'il suffit de taper un nom pour voir s'il apparaît parmi les 27551 actes disponibles de 1624 à 1933 ! Le chercheur n'a plus qu'à se reporter aux registres numérisés pour accéder à l'acte en entier (mais il n'y a pas de lien direct). Autre petit plus, les archives d'Antibes possèdent un registre paroissial qui est manquant aux Archives départementales, celui portant sur la période 1624-1663. Cela permet donc de combler cette lacune.

A part l'état civil, le portail municipal donne également accès aux recensements de population de 1790 à 1936, aux délibérations communales de 1789 à 1969, au plan cadastral napoléonien et à une intéressante série iconographique constituée de photos anciennes (dont des photos aériennes), de cartes postales, de plans, de lithographies et de gravures.

Un mot sur la presse ancienne : deux titres purement locaux ont été numérisés, L'Avenir et Le Réveil pour la période 1891 à 1931. Hélas, cette numérisation est forcément incomplète, souffrant des nombreuses lacunes. Par ailleurs, ces titres sont consultables directement en fichier PDF et ils ont fait l'objet d'une reconnaissance optique de caractères (OCR). Malheureusement, ils ne sont interrogeables qu'en ouvrant chaque numéro. Il n'y a pas d'index permettant d'interroger l'ensemble de la collection en une seule fois pour savoir si tel ou tel patronyme apparaît dans tel ou tel numéro.

L'accès aux documents se fait par le détail des inventaires et le plan de classement. Les recherches peuvent se faire à partir de la cote du fonds ou du dossier, si elle est connue, à partir du Global Texte ou à partir des Index, pour une recherche plus ciblée. On accède aux vues sur Internet -lorsque les documents ont été numérisés- en cliquant sur le lien figurant dans la notice descriptive.

Liens :

<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Le site web des Archives municipales d'Antibes est en ligne. Jetez un petit coup d'œil à l'occasion : <a href="https://t.co/AcTInNggG3">https://t.co/AcTInNggG3</a></p>&mdash; Emilie Debled (@EDebledE) <a href="https://twitter.com/EDebledE/status/723152074607722497">21 avril 2016</a></blockquote>
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