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Rechercher ses ancêtres, une quête sentimentale, mais très concrète

Quand on est Belge, habitante de Braine-L'Alleu, et que l'on cherche la trace de son arrière-grand-père qui travaillait à la SNCF dans le Sud de la France dans les années 1930, venir à Lille ce week-end est une sacrément bonne idée ! Pour Carine, 38 ans, généalogiste depuis 4 ans, ce Congrès de généalogie organisé à 1 heure de voiture de chez elle, est une aubaine. "Je vais trouver tous les renseignements recherchés, grâce à la présence d'interlocuteurs concernés et connaissant bien la méthode pour retracer la carrière d'un agent", confie la jeune femme, ravie.

Pour Christian, habitant du Havre, le voyage à Lille est beaucoup moins initiatique que sentimental : "C'est ma ville, je suis lillois d'origine et cela me fait toujours un grand plaisir de renouer avec mes racines", raconte ce féru de généalogie âgé de 61 ans et déjà adhérent de plusieurs associations. "Ici, je retrouve des gens que je connais dans les Cercles de généalogie du Nord, du Hainaut et de l'Artois. Et ils vont encore une fois m'aider à retrouver mes aïeux de Denain du côté maternel et de Belgique, du côté paternel".

Mais le témoignage le plus émouvant est sans doute celui de trois généalogistes venue du Québec. Estelle, Pierrette et Josée sont membres de la société généalogique canadienne française. Elles sont arrivées en France le 29 mai et y effectuent un périple généalogique qui a presque valeur de pèlerinage. Toutes ont déjà retrouvé leur lien direct avec la France. Pour Estelle, l'aïeul le plus lointain vivait à Puy-Moyen près d'Augoulême, pour Pierrette, c'est à Sainte-Marguerite de Duclair (76) et pour Josée, la grande traversée familiale s'est effectuée à partir de Tessonnière (44). Inutile de préciser que ces personnages encore si présents dans le coeur de leurs descendantes vivaient dans la France de Louis XIII vers 1630...

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