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D'où venait Juliette Gréco ?

Née à Montpellier (Hérault) en 1927, celle que l’on a surnommée "la muse de Saint-Germain-des-Prés" a un bon début d’arbre généalogique en ligne sur Geneastar, grâce aux contributions de Jean-Pierre Pazzoni et Magali Declemy. Un arbre dont les racines font le grand écart, entre la Corse – et l’Italie – où le patronyme, assez courant, a généralement surnommé un ancêtre venu de Grèce, et la Gironde, avec les environs sud de Bordeaux et ceux de Langon. Un arbre souvent facile à compléter via d’autres généalogies également en ligne sur Geneanet.

Du côté paternel, les racines conduisent en effet directement sur l’île de Beauté, où le père, Gérald GRECO, commissaire de police, était né en 1872 dans le village de Belgodère, en Haute-Corse. Un village accroché aux rochers, fouettés par la Méditerranée, où l’on peut remonter la lignée – une lignée de maçons – jusqu’à Rosario Greco, marié en 1808 et fils de Francesco, né vers 1720. On note ce faisant des alliances avec les MAESTRACCI, MARCHESI, GUIDICELLI… mais aussi une grand-mère née LAMORETTI, fille d’un tailleur de pierre italien, arrivé de Parme.

Passant par Bordeaux, Gérald Gréco y avait épousé en 1922 et en secondes noces Juliette LAFEYCHINE, native de la ville et fille d’un entrepreneur de travaux public, issue d’une lignée paysanne de Léognan, dont les ancêtres étaient bergers au début du XVIIIe siècle, et auparavant tailleurs d’habits, lignée connue depuis Dominique, dit Menjon LAFEYCHINE, né vers 1550/60.

Et voici une généalogie maternelle émaillée de patronymes typiques de la Gironde (CAZENAVE, CASTAING, LALANNE, BERNEDE, CAZAUBON…) et rassemblant des ancêtres eux aussi très simples, hormis une branche à Saint-Médard-d’Eyrans, conduisant aux LACOUTURE, greffiers puis marchands à La Brède mais originaires de Bordeaux, et par eux un ancêtre nommé Jacques NOLIBOIS (1676-1736), bourgeois, marchand et Maître de Poste à Laprade.

Toute une généalogie déshabillée, comme aurait pu le chanter cette très grande dame de la chanson française, disparue à l’arrivée de l’automne, avec la chute des premières feuilles mortes, qu’elle ramassait à la pelle.

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Geneastar

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