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Décès de Michel Sementéry, ancien président de la Fédération française de généalogie

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Michel Sementéry, président de la FFG pendant neuf ans et auteur de nombreuses études généalogiques sur des personnalités et les présidents de la République.
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Avec la disparition de Michel Sementéry, dimanche dernier, c’est le monde de la généalogie qui est en deuil.

Âgé de 79 ans, secrétaire général retraité d’une PME fabricant des matériels pour caténaires, habitant Évry, où il s’était impliqué dans la vie municipale, Michel Sementéry avait découvert la généalogie très jeune et s’y était investi totalement, constamment secondé par son épouse, Michèle, qu’il avait eu le malheur de perdre en 2010. C’était avec son soutien, qu’il avait été, dès 1979, le fondateur du Cercle généalogique historique et héraldique de la Marche et du Limousin, pour être resté totalement fidèle à ses origines et à la maison familiale de Bellegarde-en-Marche, depuis six générations dans sa famille , où avec elle et son fils – et plus tard sa petite-fille – il faisait de très fréquents séjours. Il présidera le cercle jusqu’en 2004, année au cours de laquelle il deviendra président de la Fédération française de généalogie, pour le rester jusqu’en 2013 et en être depuis le président d’honneur.

À ce poste, Michel Sementéry aura initié Gene@2010 et les manifestations généalogiques biennales suivantes, au coeur de Paris, dans le quadrilatère des Archives nationales. Il aura porté le déménagement de la FFG avec l'achat d'un local au 22e étage de la tour Essor, à Pantin, aux portes de Paris.

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Michel Sementéry avait le souci de la transmission de la passion de la généalogie aux plus jeunes générations. Il l'avait une nouvelle fois témoigné lors de la remise du brevet du jeune généalogiste à Yann Couleau, dans le cadre de Gene@2012.
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Charles Hervis

Mais parallèlement à ces activités d’engagé dans le monde associatif et public, Michel Sementéry s’était depuis longtemps affirmé comme chercheur et plus encore comme auteur. Influencé par les travaux et méthodes de Joseph Valynseele, proche de Francis Christian, il s’était fait magistralement connaître dès 1982 en publiant Les présidents de la République française et leurs familles, avant d’ensuite régulièrement récidiver avec des études portant sur des sujets ou des personnages très divers : La descendance de Nicolas Ier de Monténégro (1985, prix Bohus-Szogyeny 1986), Oberkampf, sa famille, sa descendance (1990), La descendance de Joséphine, impératrice des français (1994), La descendance de Charles X  (1997), Les dynasties européennes au XXe siècle (2000), La descendance du général de Montholon (2006), Les Mountbatten-Battenberg, une dynasties européenne (2009),  Le Sang des Schneider (2016), tout en préparant, en travailleur infatigable, un ouvrage sur les monarchies du monde et une mise à jour de celui sur les présidents de la république, et tout cela, bien sûr, parallèlement à de nombreuses études plus ponctuelles, dont une sur les épouses des présidents.

En réponse à ma question, posée en 2016 pour La Revue française de Généalogie, « Qui êtes-vous ? » (suite à la publication de son ouvrage sur les Schneider), il avait répondu « d’abord, bien sûr, un passionné de généalogie, qui s’est formé sur le tas, pour l’avoir découverte très jeune et l’avoir trouvée plus « concernante » que l’histoire traditionnelle ». Un passionné modeste, qui a largement contribué à l’évolution de la généalogie française et à sa reconnaissance.

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Michel Sementéry aux côtés de Jean-François Pellan, qui lui a succédé à la tête de la FFG de 2013 à 2016, et de Patricia Pillorger, toujours trésorière de la FFG.
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Charles Hervis

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