Infos

Elle retrouve son père par l'ADN après 33 ans de recherche

Après 33 ans de recherches infructueuses, c'est finalement l'ADN généalogique qui a permis à Katherine Benoit-Schwartz, 53 ans, de retrouver son père biologique. Le récit de ces émouvantes retrouvailles est publié par le magazine américain Good Housekeeping dans son édition du mois de juin 2016.

Katherine Benoit-Schwartz a été adoptée dès sa naissance et malgré une enfance heureuse au Québec, entourée de parents adoptifs aimants, elle a ressenti l'envie de connaître ses parents biologiques. Sur son acte de naissance, le nom de son père était marqué inconnu, mais le nom complet de sa mère y figurait. En 1982, alors jeune mariée et enceinte âgée de 19 ans, Katherine décidait d'entrer en contact avec elle.

Une simple recherche dans l'annuaire lui permettait d'identifier sans peine ses grands-parents maternels, mais le dialogue tourna vite court : ils refusaient tout contact, affirmant que sa mère ne souhaitait pas la connaître. Par chance, une de ses tantes acceptait de lui donner plus d'information. La triste réalité était que la mère de Katherine s'était découverte enceinte après avoir rompu avec son boyfriend de l'époque. En 1963, la famille avait jugé la situation suffisamment scandaleuse pour convaincre la jeune fille de laisser son bébé à l'adoption. Et jamais elle ne dit un mot au père de l'enfant.

Puisque sa mère ne voulait rien savoir d'elle, Katherine pensa que peut-être son père serait plus ouvert à la rencontre. Le problème était que la tante ne se souvenait pas précisément du nom du jeune homme, c'était quelque chose comme Casey Vandenberg. Elle savait aussi qu'il travaillait à l'hôpital et qu'il avait quitté le Canada pour les Etats-Unis mais rien d'autre. Malheureusement, des Casey Vandenberg avec plus ou moins la bonne orthographe, ce n'est pas ce qui manque aux Etats-Unis. Pendant plus de 30 ans, Katherine l'a recherché en vain dans les annuaires téléphoniques et même, après l'arrivée d'Internet, dans tous les moteurs de recherche possibles. Sans résultat.

En 2015, devenue grand-mère, Katherine est tombée sur un site de généalogie proposant des tests ADN et elle s'est laissée tenter par cette requête de type bouteille à la mer. Car pour être honnête, ses chances étaient bien minces que son père biologique ait déposé lui aussi son profil dans une base de données d'ADN généalogique... Mais l'été dernier, à sa grande surprise, son test acheté 99 dollars chez Family Tree DNA a fait tilt. Elle a reçu un mail l'informant qu'une femme en Angleterre portait un ADN similaire. Katherine a évidemment fait un bond quand elle a lu le nom de jeune fille de cette femme : Vandenberg.

La suite n'a pas traîné : Gerdi Vandenberg-Altman a informé Katherine qu'elle avait bien un oncle nommé Casey, les deux femmes se sont téléphoné et Gerdi a promis de contacter son oncle qui est aujourd'hui âgé de 82 ans, et coule une paisible retraite en Floride aux Etats-Unis. Casey, d'abord sceptique sur l'existence d'une fille inconnue, a vu sa mémoire revenir à toute vitesse : tout collait avec sa propre histoire, les lieux, les dates de sa vie il y a 50 ans.

Casey Vandenberg, convaincu, a eu une toute autre réaction que la mère biologique : il a envoyé une lettre à Katherine signée "ton père", puis les deux ont échangé des mails, des photos, se sont téléphonés. Casey a informé sa jeune femme de 49 ans qu'il avait une autre fille. Les photos ont montré des ressemblances indiscutables avec ses autres enfants, mêmes yeux, mêmes sourire, même taille.

Puis Katherine et sa famille sont venus en Floride et ont vu Casey, sa femme et ses enfants. Depuis, la fille et le père tentent de rattraper le temps perdu. Le magazine dit même qu'ils passent de longs après-midi à pêcher et à boire des bières. En devisant sur les bienfaits de l'ADN généalogique ?

Liens :

A lire :

Commentaires