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Escale généalogique internationale à Oslo

Oslo a accueilli cet été un évènement international de généalogie. Mais la manifestation est presque passée inaperçue de notre point de vue hexagonal.

Malgré un bilinguisme officiel, cette manifestation a réuni 110 participants de 26 pays dont seulement trois Français : le président de la Confédération internationale de généalogie et d’héraldique (CIGH), le trésorier de l’Académie internationale de Généalogie (AIG), représentant deux des trois obscurs organismes organisateurs avec l’Académie internationale d’Héraldique (AIH), et un habitué des – très polyglottes – congrès néerlandophones.

Ce 31e Congrès international de Généalogie et d’Héraldique, programmé du 13 au 17 août 2014 dans le cadre d'exception de la forteresse d'Akershus, était orchestré par la Société généalogique norvégienne et la Société norvégienne d’héraldique.

Qu’est-ce au juste qu’un congrès international ? Un colloque… ou un "vrai" congrès. Au sens où s’y rencontrent et y échangent une centaine de participants qui, le plus souvent, sont des spécialistes du sujet abordé. Ici, pas de salon ni de forum, mais des communications : 21 généalogiques et 30 héraldiques. Dont la conférence d’ouverture consacrée au héraut d’armes de la Norvège en 1814. Avec un thème transversal ainsi libellé : "Comment les grands événements historiques d'un pays ont-ils influencé la généalogie et l'héraldique ?". Vaste sujet. Les réponses ont pu inclure les évolutions ou les événements migratoires – pour la partie généalogie – et l’histoire du régime politique du pays ou le rôle de la noblesse – pour les aspects héraldiques.

La généalogie étant une science auxiliaire de l’histoire et le congrès international se voulant celui "des sciences généalogique et héraldique" (sic), les intervenants rendent compte d’un thème abordé selon une approche scientifique. De France, où on a beaucoup démocratisé la pratique de la généalogie, c’est un premier point qui peut surprendre. Parce que les participants sont souvent universitaires, issus d’un pays parlant une langue rare (Scandinavie, Russie, …) – ou plus simplement anglo-saxons – l’usage de l’anglais domine. C’est un deuxième point qui peut gêner le Français généralement modérément polyglotte. Mais, avec une maîtrise minimale de la langue de Shakespeare – dans et hors du congrès – l’intérêt est évident et les échanges d’une grande richesse.

Bilan ? Élitiste ? Sans conteste. Sur le plan intellectuel et touristique ? Very interesting !

Christophe Drugy

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