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Eté 2015 : la récap' généalogique

Les généalogistes ont bataillé, protesté et finalement, ont obtenu gain de cause : l'accès à l'état civil de Charente est devenu gratuit le 1er juillet 2015. C'était l'avant dernier portail d'archives publiques à faire payer l'accès aux données numérisées. Une belle victoire pour les généalogistes ! L'avant dernier ? Cela veut dire qu'il y en a un dernier ? Oui, mais... Le Calvados est en principe en accès payant, pour l'état civil et les recensements, mais par un mystère que seule peut expliquer la technique (!), ce module d'abonnement est désactivé. Le Calvados, dernier département à faire payer les généalogistes est donc gratuit, mais chuuut, ce n'est pas officiel. Et cet opportun problème technique dure, dure... Personne ne s'en plaindra !

Autre nouvelle positive en provenance des archives en ligne : la Haute-Vienne a enfin publié son état civil ancien. Les archives de ce département en profitent pour lancer un nouveau portail plus ergonomique et plus fluide, le précédent avait plus de 10 ans. L'actualité des services d'archives sur Internet a aussi été marquée cet été par deux initiatives qui donnent aux données de la Vendée et de la Manche une nouvelle visibilité : la base de données des Noms de Vendée a rejoint le moteur Généalogie du portail officiel français Culture.fr et les archives de la Manche ont quant à elles, rejoint Google.

Une petite information liée aux archives publiques en ligne : sur Mémoire des Hommes, l'indexation des Poilus s'affiche. Cela n'a l'air de rien, mais cette coopération directe entre les indexeurs et les développeurs est extrêmement fructueuse et amène de plus en plus de généalogistes et chercheurs vers le portail militaire et sa base de données des Morts pour la France... Tout va bien chez Mémoire des Hommes, mais du côté de l'autre portail militaire d'importance, c'est une nouvelle fois la crise : le site du Service Historique de la Défense a été une nouvelle fois piraté et il fonctionne une fois encore à voilure réduite en attendant sa refonte complète.

Début juillet, les utilisateurs de l'importante base Memorial ont su le fin mot de l'histoire en lisant pourquoi ses animateurs ont préféré se séparer de FranceGenWeb. Puis, au début de l'été, les généalogistes qui ont leurs racines en Alsace ont également appris une bien triste nouvelle : le centre généalogique de Guebwiller a mis la clé sous la porte. Faute de subventions publiques, ce lieu original complémentaire des archives départementales n'a pu survivre au manque de ressources.

Dernier fait marquant de l'été, l'archéologie et la généalogie se sont rejoint le temps d'une étonnante histoire, celle de Louise Quengo. Le tombeau de cette noble dame enterrée au XVIIe siècle à Rennes a été retrouvée lors de fouilles archéologiques. Son analyse livre énormément d'informations sur la vie de la noblesse bretonne il y a 359 ans. Et plus prosaïquement s'est posée une autre question : que faire de son corps, où l'inhumer ? C'est ici qu'ont été interrogés les descendants de Louise de Quengo identifiés par la recherche généalogique...

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