Infos

L’arbre généalogique d’Élisabeth Borne

elisabethborne.jpg

Élisabeth Borne est nommée Première ministre par Emmanuel Macron le 16 mai 2022.

Élisabeth Borne a une généalogie encore assez mal connue, avec un arbre en ligne sur Geneastar, pouvant être complété.

Pas tellement du côté paternel, avec une famille juive ashkénaze d’origine russo-polonaise, arrivée en France en 1939. Joseph, le père de la Première ministre, alors résistant, après avoir réussi à s’évader d’un camp, demandera et obtiendra, après-guerre, à changer son patronyme, de Bornstein en Borne. Une lignée paternelle difficile à remonter. Le grand-père, Zelig Bornstein, arrivé vers 1899 à Anvers, où il s’était établi comme diamantaire, était né dans la ville de Łuków, à l’est de l’actuelle Pologne et un temps russe, où l’arbre généalogique familial s’arrête au trisaïeul, Pesach Arieh Bornstein, né vers 1830.

Une lignée de pharmaciens et un grand-père maire

La lignée maternelle, en revanche, est plus classique et nettement plus abordable. Joseph épousera en effet une Normande, avec laquelle il dirigera un laboratoire pharmaceutique familial à Paris. Il terminera sa vie à Livarot, où sa belle-famille était ancrée, avec un beau-père, Marcel Lescène, pharmacien, qui y avait tenu une officine, tout en ayant fondé, à Paris, le laboratoire familial évoqué, laboratoire très connu dans l’entre-deux-guerres, pour avoir mis au point le Balsamol et la Rhinaquintine, deux médicaments réputés alors très efficaces contre la grippe. Un pharmacien, que ses concitoyens avaient élu maire puis conseiller général et qui était lui-même fils et petit-fils d’autres pharmaciens, le premier ayant été le fils d’un maçon des Andelys, qui avait épousé la fille d’une marchande de beurre de la ville. Une lignée que les généalogistes ne remontent cependant pas très loin, pour assez vite buter sur un couple Jean LESCENE/Geneviève CABOT, marié vers 1750 et établi à Heubécourt, dans l’Eure (qui le dépassera ?).

Une famille maternelle assez bien connue, hormis cette branche, avec des racines majoritairement normandes, et d’abord dans l’Eure (Les Andelys, Broglie, Le Fidelaire…), tout en conduisant parfois plus à l’est, vers l’Ile-de-France, mais aussi dans l’Yonne et même… en Belgique : 

  • en Beauce, dans l’Essonne et le Loiret (Pithiviers, Laas, Arthenay, Rouvres-Saint-Jean, avec notamment les GAUBERVILLE et GIRARD), avec les TABART, coquetiers à Paris mais auparavant perruquiers à Étampes au XVe siècle, ville où d’autres ancêtres étaient armuriers, face à quelques vieilles lignées parisiennes ;
  • dans l’Yonne, par les GOUDON et DEPLAINE (Brienon-l’Archevêque, dont les FERRAND, marchands tanneurs) et par les CHAPUT (avec un aïeul huissier royal à Dixmont) ou en Seine-et-Marne (Vaux-le-Pénil et Provins, avec une belle lignée de bouchers de cette ville du nom de MASSÉ) ;
  • des branches bourrées d’ancêtres divers et variés, le plus souvent modestes et bien classiques, avec les incontournables laboureurs et quelques vignerons, des bergers et des manouvriers, tout en offrant un maître d’école (Étienne BATÉ, à Vaux-le-Pénil) et un mendiant (Charles LAMY, à Villez-sous-Bailleul, dans l’Eure), face à Nicolas ESCALLARD, sieur de la Bellangerie et conseiller du roi en l’Élection de Bernay, établi à Malouy (+ 1718) ;
  • la Belgique, enfin, arrive par la branche de l’arrière grand-père maternel, Émile JACOB, marié à Bernay en 1893, où il deviendra un notable, mais qui était natif de Paris, où ses parents étaient concierges. Un couple venu se marier dans la capitale française, en 1860 (21/08/1860, Paris 1er), lui étant alors domestique et elle cuisinière et tous deux natifs de Gibecq, dans le Hainaut belge, où leur généalogie n’a jusqu’à aujourd’hui pas été poussée très loin…

Aux généalogistes de jouer, à commencer par ceux et celles qui ne manqueront pas de se découvrir cousins de notre Première ministre, qui jusqu’à présent – tout comme son prédécesseur, Jean Castex – ne compte aucun cousin déclaré sur Geneastar, contrairement aux quelque 120 qui s’étaient découverts, voilà quelques années, cousins d’Édouard Philippe

 

Commentaires

3 commentaires
  • Portrait de LESCENE

    Lecesne viendrait des prêtresses Cesne et non pas du vieux gallois "cygne" et nordique "épée". Les Cesnes de Normandie n'étaient pas vouées à la virginité et pouvaient avoir une famille en dehors de leur office. D'où la localisation restreinte normande jusqu'au 18⁰ siècle. Peut-être cousin éloigné alors ?
  • Portrait de Nadine DELAVIGNE

    Jean Lescene épouse Maria Madeleine Cahagne le 8.11.1784 à Heubécourt (27). Il est fils de Jean Adrien et Marie Geneviève Cabot, mariés à Bus Saint Rémy (27) le 7.8.1754 Jean Adrien est fils de Adrien et Jeanne Haguais,, mariés à Bus Saint Rémy (27) le 3.111705 Adrien est fils de Noël et Adrienne Lebreton De nombreuses orthographes différentes existent pour les patronymes Lescene, comme Haguais Bus St Rémy est situé au nord de Vernon, qui est le "fief" de Sébastien Lecornu, son ministre des armées !
  • Portrait de Colette LLORCA

    Trouvé sur Genanet: Alexandre Le Cesne, de Tilly/Eure, installé depuis plusieurs années à Heubecourt, se marie en 1751 à Tilly. Le "frère du futur" Jean Le Cêne, assiste au mariage et signe Jean Le Seine. https://de.geneanet.org/archives/actes/view?idacte=131778 Les parents sont feu Jean Le Cesne et Françoise Ridou. L'acte de décès de Jean Le Cesne, père, + 1739 Tilly, est ici https://de.geneanet.org/archives/actes/view?idacte=123108 Signé par Jean Le Senne, et par la marque de la veuve Françoise Ridou. Le frère Jean était peut-être baptisé Jean Nicolas. L'arbre des Le Cesne/Cêne/Seine/Senne de Tilly a été établi par Jean François BEAUFOUR (beaufourjf ) Cordialement Colette Llorca http://gw.geneanet.org/cwelcker