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L'université du Mans lance Pro-Gen, une nouvelle formation à la généalogie professionnelle

Le Département d'Histoire de l'Université du Mans lance à la rentrée 2021-2022 un nouveau Diplôme universitaire (DU) de "Professionnalisation à la Généalogie" (PROGEN). Il est conçu comme la suite logique de l'autre DU "Histoire et Généalogie familiale" 'GENEFA) afin de permettre à une vingtaine d'étudiants de se former à l'autre versant de la généalogie, la généalogie successorale. 

En conséquence, les cours de droit seront renforcés. L'enseignement théorique sera dispensé par des enseignants-chercheurs du département de Droit de l'Université et des professionnels du droit, ici des notaires. Des cours pratiques seront également donnés sur l'activité de généalogiste par des professionnels, dirigeants d'étude généalogique et responsable pédagogie à la Chambre des Généalogistes Professionnels. 

A part un stage tutoré (200 heures) destiné à mettre en pratique les compétences acquises, la formation de 138 heures se déroulera à 100% à distance.

Le Diplôme Universitaire (DU) s'obtient après la validation du mémoire. C'est un diplôme délivré par une université française, contrairement à la licence, au master et au doctorat, qui sont des diplômes nationaux, c'est-à-dire des « diplômes d’État » délivré au nom du ministère. 

Les candidats en situation de formation initiale devront avoir obtenu au préalable au minimum un Master 1 de préférence en droit, histoire ou géographie. Les candidats en situation de reprise d'études seront admis sur profil et projet, sans condition de diplôme, mais de préférence, une fois obtenu le DU GENEFA Le Mans Université ou équivalent.

La phase de candidatures à l'inscription se déroulera du 10 mai au 11 juin. Les anciens lauréats du DU GENEFA seront prioritaires. 

Commentaires

4 commentaires
  • Portrait de Chappet

    Un Diplôme Universitaire ne donne pas de crédits ects et n’est donc reconnu que par l’université qui le délivre. Un généalogiste successoral est un expert, professionnel du Droit, qui détermine le nombre et l’identité des héritiers d’une succession. Il doit donc avoir une formation minimale en droit. Ce DU, contrairement à ce qui est évoqué, ne permettra en aucun cas la possibilité de s’installer comme genealogiste successoral... C’est un peu comme si un étudiant sortant de bts notariat expliquait qu’il allait pouvoir s’installer comme notaire...
    • Portrait de BOUYER-STIVES

      Exact, M. CHAPPET, on fait miroiter aux candidats qu'ils pourront s'installer ! Ou travailler dans un cabinet successoral qui ne demande aucun diplôme à leurs salariés qui effectueront des recherches dites familiales... Ceux qui voudront s'installer, même avec un diplôme en droit, se heurteront au monopole des -très- gros cabinets qui traitent directement avec des notaires depuis des générations. Je sais de quoi je parle, étant installée depuis 1998 et ayant fréquenté ce milieu par le biais de chambres professionnelles. Combien de nouveaux généalogistes ont-ils dû s'arrêter au bout d'une ou plusieurs années, ne pouvant plus payer leurs charges ?
      • Portrait de Chappet

        Quand on voit la faiblesse du nombre d’heures de formation, il s’agit plutôt d’une formation pour du secrétariat, je pense? En tout cas, il semble évident qu’en sortant de cette formation, il n’y a aucune chance de pouvoir s’installer ni même trouver du travail dans une étude généalogique... Si les candidats ont des sous à jeter par la fenêtre, cette formation est idéale pour eux.