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La BNF garde son patron dans un contexte difficile

Bruno Racine a été reconduit ce matin en Conseil des Ministres à son poste de président de la Bibliothèque Nationale de France pour un nouveau mandat de 3 ans (télécharger le communiqué de presse). Malgré plusieurs candidatures plus ou moins spontanées (le nom de Christine Albanel avait été évoqué, ceux de Jacques Attali et Régis Debray aussi), jamais la stabilité à la tête de l'un des plus grands établissements publics patrimoniaux n'a semblé plus nécessaire que dans le contexte actuel difficile traversé par ce grand navire. Le président de la BNF doit en effet préparer la numérisation massive des livres de ses collections, en trouvant des voies d'accord avec Google, sans se fâcher avec le reste des éditeurs, ni se mettre à dos les auteurs ou leurs ayants-droits...

Un autre enjeu concerne directement les lecteurs et généalogistes fréquentant le site BNF Richelieu, est la réussite de sa totale transformation et mise aux normes. Plusieurs polémiques ont récemment émaillé ce chantier : la transformation, voire la disparition du grand escalier et le devenir du Cabinet des médailles, musée interne fort méconnu. Des réponses ont été apportées récemment aux légitimes inquiétudes des personnels, des historiens et des lecteurs.

Le site Richelieu restera ouvert au public durant tout le chantier qui doit s'étaler jusqu'à 2017. Pendant la première phase des travaux (2010-2013), l'entrée se fera par le jardin Vivienne et pendant la seconde phase (2014-2015), par le 58, rue de Richelieu. Les salles de lecture seront déplacées selon le schéma suivant : de 2010 à 2013, la galerie Mazarine deviendra salle de lecture pour les départements des Manuscrits occidentaux et des Arts du spectacle, tandis que la Crypte sera aménagée pour accueillir les lecteurs des collections du département des Manuscrits orientaux. Attention, du 29 mars au 3 avril 2010, les salles de lecture des départements des Arts du spectacle et des Manuscrits seront fermées.

Photo : F. Mitterrand, MC Labourdette et B. Racine, crédit Didier Plowy/Ministère de la Culture et de la Communication.

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