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Les chiffres clefs des archives en ligne

Combien existe t-il de sites d'archives en ligne ? Comment se répartissent-ils entre archives communales, départementales ou nationales ? Quels types d'archives peut-on y consulter ? A toutes ces questions, La Revue française de Généalogie apporte des réponses au fur et à mesure de l'actualité de la mise en ligne de nouveaux fonds, et notre carte de France en fait une synthèse géographique très appréciée. L'actualité, justement, c'est le dernier bilan dressé par les Archives de France dont on peut lire les détails ici.

Ce n'est certainement pas une surprise pour vous, mais d'après les Archives de France, il y a actuellement 95 services d'archives qui proposent des documents en ligne, dont 63 archives départementales parmi lesquelles 56 ont mis leur état civil en ligne, complètement ou partiellement, 30 archives municipales et deux dépendant des Archives nationales. Pour les amateurs de statistiques, cela représente plus de 146,9 millions de pages dont 133,5 millions pour le seul état civil. Les autres documents ne représentant encore qu'une part minime de cet ensemble : 7 millions de pages pour les autres documents nominatifs (recensements, registres matricules, listes électorales), 1,4 million de pages pour les fonds de l'enregistrement, 976.000 pages pour les archives notariales et plus d'un million pour les titres de la presse ancienne. Concernant les documents iconographiques et les plans, leur volume représente 679.000 images dont 301.000 pour le cadastre et 361.000 pour les autres documents iconographiques (photographies, affiches, cartes postales, etc.).

Une autre information ne figure pas dans les chiffres officiels, mais nous avons plaisir ici à la RFG à tenir nous aussi nos statistiques : c'est celle des dates des mises en ligne. Le premier département à avoir ouvert son site d'état civil est la Savoie en avril 2003, rapidement suivi par la Mayenne en mai 2003, puis les Côtes d'Armor en 2004. Puis tout au long de ces années, ces sites se sont enrichis, d'autres ont ouvert, dont le dernier en date est celui de la Loire. Reste une donnée difficilement mesurable : l'ergonomie de toutes pages de consultation. Le bonnet d'âne revient sans conteste à la Lozère dont le site serait parfaitement inutilisable si une interface créée par un internaute n'en ouvrait l'accès. D'autres sites sont beaucoup mieux faits, mais demandent à être améliorés, comme celui de la Seine-et-Marne (allez vous retrouver dans les paroisses de Provins !) ou ceux de l'Eure ou de l'Orne encore un peu lents...

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