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Les fiches matricules de l'Ariège sont en ligne avec un index nominatif

Le lancement cette semaine du portail des Archives de l'Ariège (raconté ici) recèle une autre bonne surprise : la présence des registres matricules militaires de ce département. Mieux même, les archivistes de l'Ariège ont concocté une base de données nominative permettant de rechercher directement un aïeul en indiquant tout simplement son nom dans le champ de recherche. C'est l'un des rares départements à proposer ce service avec par exemple l'Ain, la Saône-et-Loire ou les Bouches du Rhône. Dans l'Ariège, les possibilités d'interrogations sont larges, puisqu'elles s'étendent aux noms des conscrits, à leurs prénoms et surnoms, à l’année de leur classe, au lieu de résidence, à leur localité de naissance ou encore à leur numéro de matricule.

Certes, tous les registres matricules de l'Ariège ne sont pas encore disponibles, puisque seule la période allant de 1884 à 1918 a pour l'instant été traitée. Le premier lot de numérisation concerne un ensemble de 111 registres pour la période 1884-1918. Cela représente 71.352 fichiers images et 46.555 indexations. Les possibilités de recherches incluent l'époque charnière de la Grande guerre et le généalogiste peut donc dès maintenant tenter de retracer le parcours militaire de ses ancêtres Poilus de l'Ariège.

Attention aux classiques limites géographiques : les cantons de Castillon, Oust, Sainte-Croix, Saint-Girons et Saint-Lizier ont relevé du bureau de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) de 1867 à 1899, si bien que les registres matricules de ces cantons pour ces dates sont conservés aux Archives départementales de la Haute-Garonne et qu'ils ne figurent donc pas dans la base de données de l'Ariège. Un regret, les archives de l'Ariège n'ont pas jugé bon de numériser les tables alphabétiques des registres matricules, en raison de la constitution de la base de données qui est normalement exhaustive. Dommage, car en cas de recherche infructueuse dans celle-ci, un simple coup d'oeil dans les tables alphabétiques permet d'avoir la preuve formelle de l'absence du conscrit recherché. Et cela a le mérite de ne laisser aucun doute sur une possible lacune de la base de données.

Mais ne boudons pas notre plaisir, une table alphabétique est une porte d'entrée extraordinaire dans le monde des conscrits militaires. Et les généalogistes sont déjà nombreux à écumer cette nouvelle possibilité de recherche (presque trop : le site connaît quelques ralentissements) pour savoir si leur aïeul avait les yeux bleus, portait une moustache, qu'il mesurait 1,55 m et qu'il a fait toute la guerre de 14 dans les tranchées de l'Est...

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