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Neuilly-sur-Seine pendant la Grande Guerre

La ville de Neuilly-sur-Seine a ouvert des pages spécifiques pour le Centenaire de la Première guerre mondiale afin de mettre en ligne des documents concernant l'époque et rendre hommage à ses 1.741 habitants morts pour la France lors du conflit. Ville de l'arrière, Neuilly n'a certes pas été touchée directement, mais elle a mis en place divers systèmes de solidarité envers les soldats et les orphelins et des services de santé s'y sont multipliés. Le site de la ville propose différents documents d'archives (albums, presse, dessins, correspondance…) pour rendre compte du vécu des soldats sur le front, au milieu des ruines, en prison ou dans les hôpitaux ainsi que de la vie des civils à Neuilly.

Directement intégrées dans la section gérée par les archives, les pages dédiées à 14-18 se déroulent en plusieurs rubriques. Dans Actes de guerre, vous pourrez découvrir des photos, des cartes postales ou des dessins du front, des soldats, des destructions et des régions dévastées. Vous trouverez des images de l’hymne national, de la fête de la victoire, du maréchal Foch décorant un poilu et d’autres à la gloire des soldats français. Plus personnel encore, le Journal d'un Neuilléen pendant la guerre donne à voir de nombreux documents rassemblés par les Neuilléens, Octave et Floriana Boyé présentant la 1ère guerre mondiale sous tous ses aspects : cartes postales, lettres, photographies, coupures de presse et même billet pour un gala au profit des blessés de l'hôpital 113.

La vie à l'arrière aborde l'organisation des services municipaux, la défense passive, le ravitaillement et rationnement et la guerre expliquée aux enfants. La rubrique Solidarité des citoyens en temps de guerre permet de mesure les actions de solidarité mises en place à destination des orphelins, des civils (repas, protection des femmes dans le besoin et secours aux infortunés) et aussi des militaires avec les Œuvres de Guerre qui distribuent habits et vivres aux militaires sur le front, dans les hôpitaux parisiens, dans les trains des blessés et aux prisonniers de guerre. La section Hôpitaux et ambulances militaires aborde l'offre de soins avec l’affectation du lycée Pasteur de Neuilly à un hôpital auxiliaire, l'ouverture de la Maison de Santé Protestante aux militaires sans distinction de culte. Un citoyen de Neuilly propose même son hôtel particulier familial pour l’accueil des malades et des convalescents. En tout, Neuilly comptera en 1915, douze hôpitaux auxiliaires pour 950 lits.

A la fin de la guerre, Neuilly parraine les villes de Longpont et Corcy dans l'Aisne, deux villes dévastées par les dégâts causés par la guerre. Dès juillet 1919, une souscription permet la réinstallation de 106 familles qui recoivent, grâce à la mobilisation des Neuilléens, les objets mobiliers indispensables à leur existence. La fin de la guerre, c'est aussi l'occasion de célébrer les traités : celui de Versailles, signé le 18 janvier 1919 puis de Saint-Germain-en-Laye le 10 septembre 1919 et même celui méconnu de Neuilly avec la Bulgarie qui est signé le 27 novembre 1919 dans la salle des fêtes de l’Hôtel de ville en présence de Georges Clémenceau. Enfin, l'Hommage aux morts célèbre la mémoire des 1741 Neuilléens morts pour la France, dont le député-maire M. Nortier est l’un des rares parlementaires français mort au combat pendant la Grande Guerre.

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