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Pascal Ory, immortel enraciné dans l'Ouest

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Pascal Ory.
Crédits
Francesca Mantovani / Gallimard

Son article dans Wikipedia surprend par sa brièveté – gageons qu’il ne s’étoffe très rapidement, au cours des prochaines heures et journées – et pour lequel Geneastar interrogé, répond « aucune célébrité ne correspond à votre recherche », réponse là aussi certainement appelée à très rapidement changer. Il est vrai que l’arbre généalogique de Pascal Ory, nouvel élu à l'Académie française, est fort mal connu, même si l’on trouve une ébauche méritante mais bien lacunaire, dans un arbre mis en ligne sur Geneanet par Sylvie Masson, sans doute une cousine proche de l’académicien, par sa mère, née Ory.

Un arbre qui montre d’emblée Pascal Ory d’une part doté d’ancêtres modestes et d’une généalogie apparemment très banale, sans la moindre branche remarquable. il le montre par ailleurs comme un pur produit de l’Ouest, avec des racines concentrées entre l’Ille-et-Vilaine et le Loiret, en passant par la Mayenne et surtout par la Sarthe.

Une généalogie que l’on peut compléter par divers autres arbres en ligne, dont celui de Martine Archenault, conduisant dans le Loiret, où se concentre un quart de l’arbre, avec les ancêtres de la grand-mère paternelle. Le Loiret, avec d’abord Chateauneuf-sur-Loire, où on le découvre plusieurs fois cousin de l’homme politique François Asselineau.

Arbre généalogique que l’on complétera aussi par ceux mis en ligne par Jean-Pierre Bachelin, conduisant en Ille-et-Vilaine (Gennes-sur-Seiche, Val-d’Izé, Argentré-du Plessis, Saint-Germain-du-Pinel… pour les quartiers GALLAIS/LANCELOT et BOURGUILLEAU(X)) complété par l’arbre de Jo Martin, pour les quartiers COURNÉE, de Domalain et des mêmes communes. Tout cela complété encore par les quartiers MORICE et BEAULIEU, offrant quant à eux de belles endogamies, étudiables ave l’arbre de Michèle Perez-Duval conduisant également, en plus d’Argentré, à Vitré, Brielles, Erbrée… Encore et toujours la Bretagne, où se concentre donc la branche maternelle.

Reste le quart paternel – le moins connu – avec des racines majoritairement concentrées dans la Sarthe et des patronymes parfois annonciateurs de cousinage, ainsi celui de MAUBOUSSIN, porté par des ancêtres établis à Roézé-sur-Sarthe, qui ont de grande chance d’être également ceux du célèbre joaillier parisien (Georges MAUBOUSSIN, né à Luceau en 1862, fils de maréchal-ferrant, et dont on est bloqué dans l’arbre généalogique au milieu du XVIIIe siècle à Aubigné-Racan, non loin de Roézé). Autre patronyme intéressant – et qui plus est pour un Académicien : celui de RENAUDOT, ici plus souvent orthographié RENAUDEAU, nom porté par une arrière grand-mère, mais dont les ancêtres étaient originaires de la Mayenne et de la Sarthe (Brulon) alors que ceux du célèbre Théophraste RENAUDOT (1586-1653), dont le nom se trouve à l’origine du prix littéraire fondé en 1926, étaient quant à eux de la Vienne…

C’est dans la Sarthe donc, que l’on peut remonter la lignée patronymique et la chaîne des ORY – un patronyme évidemment sujet à de nombreuses variantes et manifestement issu d’un ancien Odalric franc.

Et voilà donc pour notre historien promu à l’immortalité un père journaliste à Ouest-France, un grand-père boulanger, natif d’un village mayennais nommé Thorigné-en-Charnie, où l’arrière grand-père, avait été à la fois tisserand, épicier et… bouilleur-de-cru et où la famille était arrivée à la génération précédente, avec le trisaïeul venu s’y marié en 1847, mais natif du village sarthois de Courcelles-la-Forêt.

Et la lignée de continuer, conduisant à Ligron et enfin à Mézeray, qui fera ici figure de berceau, où les ORY, cultivateurs de pères en fils aux XVIIe et XVIIIe siècles, ont pour plus ancien ancêtre connu un certain Louis ORY, meunier de son état, né vers 1580, et époux de Jeanne BLAYE.

Ajoutons que par les ORY notre historien cousinait manifestement non seulement avec Germaine Godefroy, marchande de charbon à Baugé et dernière femme guillotinée en France, en 1949, pour avoir assassiner son mari, mais aussi avec Dany Leprince, né en 1957 et condamné à perpétuité pour un quadruple meurtre en 1994 et qui n’a cessé de clamer son innocence. Des parentés pour le moins curieuses, pour celui appelé à s’asseoir – après Lucien Bonaparte et Alfred de Vigny – sur ce fameux fauteuil n° 32, réputé maudit ou carrément « hanté », depuis un roman de Gaston Leroux, qui imaginait que tous ses occupants trouvaient la mort, en prononçant l'éloge de leur prédécesseur.

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Commentaires

1 commentaire
  • Portrait de Pascal Ory

    Cher monsieur, je m'étais permis de vous adresser une rapide commentaire. Je ne sais pas si vous en avez pris connaissance ? Bien à vous. Pascal Ory