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Pour sauvegarder la gratuité de la généalogie, il s'adresse au président...

Dans quoi le président a mis les pieds, en pleine polémique sur la gratuité de l'accès aux archives en ligne ! Lorsque François Hollande a inauguré le nouveau bâtiment des Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine, il a eu une petite phrase qui a mis en émoi la communauté des généalogistes. Le chef de l'Etat s'est félicité du rôle joué par le Web : "Internet est un outil irremplaçable de diffusion des archives (...). Près de trois cent millions de pages d’archives numérisées sont accessibles gratuitement sur les sites des collectivités publiques".

Gratuitement, le mot a fait tilt. Aussitôt, Bruno Rivet, le généalogiste à l'origine de la pétition contre la Charente payante, une pétition qui a recueilli plus de 22.200 signatures a pris la plume. Soutenu par l'Association des généalogistes de Charente, ce généalogiste bénévole interroge le chef de l'Etat dans une "Lettre ouverte au président de la République". Il lui demande s'il sait que cette gratuité est menacée : "Aujourd'hui, 87 départements proposent sur Internet des archives numérisées. Tous ces sites sont gratuits, sauf un, celui du Calvados. Et prochainement, un autre département, celui de la Charente, devrait rejoindre ce "club" très fermé des sites Web d'archives payants".

Ce phénomène ne laisse pas d'inquiéter le généalogiste bénévole et les 22.200 signataires de la pétition : "L'accès aux archives, la bonne diffusion de celles-ci sur Internet ne peuvent pas faire l'objet d'une marchandisation ! Nous sommes particulièrement concernés par cette mesure, car les départements envisagent de faire payer les documents les plus consultés par les généalogistes : les registres paroissiaux et d'état civil numérisés. Il faut que l'accès aux archives et notamment aux actes anciens de l'état civil, véritable mémoire des familles et du pays, reste gratuit !"

Le généalogiste demande au président de prendre une position claire dans ce débat et d'inciter les départements à ne pas aller dans le sens de la marchandisation des archives. Sur ce sujet qui concerne des millions de français, les généalogistes auront-ils l'oreille de l'Elysée ?

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