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Rapport annuel 2022 : les Archives nationales en chiffres

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Dans leur rapport annuel 2022, les Archives nationales dressent un panorama de leur activité, qui illustre l’engagement des équipes dans leurs missions de collecte, numérisation, conservation, restauration, innovation ou diffusion auprès du public.
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Capture Archives nationales

Dans leur rapport annuel 2022, les Archives nationales dressent un panorama de leur activité, qui illustre l’engagement des équipes dans leurs missions de collecte, numérisation, conservation, restauration, innovation ou diffusion auprès du public.

Le premier fait marquant est, après l’effondrement de la fréquentation des salles de lecture à cause de la Covid, un retour à la normale en 2022 avec une fréquentation au niveau de celle de 2019. C’est une très bonne nouvelle, car tout le monde aurait pu craindre que les habitudes de travail en distanciel, prises pendant la pandémie, perdurent au-delà. Mais il semble que le public ait souhaité revenir travailler sur des documents originaux.

Normal, quand on sait que sont arrivés en 2022 aux Archives nationales 3 900 mètres linéaires d’archives publiques et 500 mètres linéaires d’archives privées. Mission essentielle des Archives, l’enrichissement des fonds et collections résulte notamment d’une coopération étroite avec le service interministériel des Archives de France, les missions et services ministériels d’archives et les administrations productrices des documents.

Si les Archives nationales collectent encore des volumes colossaux d’archives papier, elles s’enrichissent aussi d’archives nativement numériques. En 2022, leur collecte s’élève à 29 téraoctets, soit 1 138 156 données et fichiers (documents bureautiques, messageries électroniques, bases de données, photographies et documents audiovisuels). Au total, les Archives nationales conservent 383 kilomètres linéaires d’archives papier et 110 téraoctets d’archives électroniques.

L’année 2022 a également été celle de l’entrée de plain-pied dans l’utilisation de l’intelligence artificielle au service des archives. Une technologie qui « ouvre la voie à de nouvelles approches de recherche historiques et philologiques, fondées sur la statistique lexicale, et qui peut fournir une aide précieuse dans le travail de description documentaire et la construction d’index avec un gain de temps colossal à la clé, tant pour la transcription que l’encodage » comme le rappelle dans le rapport annuel le conservateur en chef du patrimoine Jean-François Moufflet.

Dans un tout autre registre, favorable aux lecteurs et aux généalogistes en particulier, en 2022, 2 818 demandes de dérogation ont été reçues, pour un accès aux archives de manière anticipée, avant l’expiration des délais légaux. Une large majorité des demandes a connu une issue favorable.

Enfin, après deux années paralysées par la crise sanitaire, 2022 a marqué le retour en force de l’action culturelle. La programmation des Archives nationales a attiré plus de 181 000 visiteurs, soit une augmentation nette de la fréquentation de 120 %.

« Un très grand merci à toutes et tous – agents, partenaires et publics – pour ces résultats et ces projets qui nous permettent d’envisager l’avenir avec optimisme », confirme Bruno Ricard, directeur des Archives nationales.

Les chiffres-clés

  • 20 000 cartons, dossiers et registres consultés par les chercheurs dans les salles de lecture ;
  • + 4 400 mètres linéaires d’archives entrées dans les fonds et collections ;
  • + 29 téraoctets de nouvelles archives numériques ;
  • + 120 % de visiteurs de la programmation culturelle ;
  • 180 000 visiteurs à l’hôtel de Soubise ;
  • 37 168 ouvrages restaurés ;
  • 86 870 abonnés aux réseaux sociaux.

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