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Raymond Robert, cultivateur

Par Anonyme

Mon arrière-grand-père, né en 1884, exerçait la profession de cultivateur dans le petit village haut-marnais de Viéville. Orphelin de mère à l'âge de 16 ans (5 frères et sœurs). Il est blessé le 5 septembre 1914 à Réméréville (Bataille du Grand Couronné). Il était soldat au 79e régiment d'infanterie (11e compagnie).

Croix de Guerre avec étoile de bronze. Titulaire de la médaille militaire. Sur le diplôme, ce texte : « Soldat courageux et dévoué. Blessé mortellement à son poste de combat le 10 avril 1916 à Malancourt. Le jour même où le Maréchal Pétain, au plus fort de la Bataille de Verdun, prononça son fameux "Courage, on les aura" ».

Porté disparu le 10 avril 1016. Comme beaucoup d'autres combattants, son corps n'a jamais été retrouvé.

Témoignage d'un camarade : « Il a été blessé le 10 avril 1916 à 9 heures 30, plaie à la cuisse qui lui a causé une hémorragie. Il n’a pas pu souffrir beaucoup. Il est mort dans les bras de son frère. Durant ses derniers moments, il n’a cessé de prier, de se recommander à Dieu. Et ses dernières paroles furent pour recommander sa femme et ses enfants à son frère. Nous avons eu de la peine de perdre un si bon soldat, et en même temps un bon camarade. »

Raymond Robert laisse derrière lui une veuve éplorée, Angéline Jacquillard, qui ne se remariera pas, et trois jeunes orphelins : Jules, Gabriel et Marguerite, ma grand-mère paternelle.

Raymond Robert et son épouse Angèline Jacquillard

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