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Suède : premier cold case résolu par la généalogie génétique

En Suède, le double crime de Linköping commis en 2004 a été résolu en utilisant la généalogie génétique. Un matin d'octobre, Anna-Lena, 56 ans et le petit Mohammed, 8 ans, sans lien entre eux avaient été poignardés dans le centre de la paisible bourgade. Depuis, les enquêteurs n'avaient eu de cesse de pourchasser le coupable, et malgré les indices, notamment de l'ADN, ils n'avaient jamais réussi à l'identifier.

Sauf que depuis le 1er janvier 2019, la Suède a autorisé les rapprochements d’ADN familiaux, les policiers peuvent pratiquer ce que l'on appelle aux Etats-Unis la généalogie génétique policière. En partant d'un ADN inconnu, celui prélevé sur la scène de crime et qui n'est pas celui de la victime, les enquêteurs l'ont comparé avec les bases de données officielles de criminels du pays.

Mais cela n'a rien donné, parce que le meurtrier n'avait jamais été testé. Alors, les policiers suédois ont eu l'autorisation légale de se diriger vers les bases de données ADN grand public. Il s'agit entre autres des sites américains Verogen-gedmatch et Family Tree DNA.

L'ADN du suspect n'y figurait pas, mais celui de l'un de ses frères. C'est comme cela qu'ils ont pu identifier Daniel Nyqvist, qui vivait seul, désocialisé dans la banlieue de Linköping. Il leur a suffi de prélever son ADN pour le faire correspondre parfaitement avec celui de l'inconnu de la scène de crime. La technique, légale en Suède, n'est pas autorisée par la loi française.

L'homme âgé aujourd'hui de 37 ans a été arrêté en juin 2020, il a avoué être sorti 15 ans auparavant un matin, un couteau dans la main et avoir tué ses deux victimes rencontrées au hasard. Son procès s'est ouvert mi septembre 2020.

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