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Un guide de sources franco-belges en projet

Des services d'archives du Nord-Pas-de-Calais et de Belgique planchent sur un projet de "guide de sources transfrontalières franco-belges" à l'intention des chercheurs et universitaires, mais aussi des généalogistes.

Ce projet prendrait la forme d'une base de données bilingue qui couvrirait une zone regroupant l'ancien comté historique de Flandres et le Tournaisis avec pour limite chronologique 1715, soit juste après le traité d'Utrecht qui met fin à la guerre de succession d'Espagne et place les Pays-Bas méridionaux sous contrôle autrichien. La base reprendrait les données des inventaires déjà disponibles mais aussi des fonds des Archives nationales à Paris et des Archives générales du Royaume à Bruxelles ; les archives privées ne seraient pas exclues.

"Nous avons une longue histoire commune", a fait valoir Michel Nuyttens, chef du département des provinces flamandes aux Archives du Royaume, qui porte le projet et l'a présenté le 5 octobre dernier, lors d'une conférence organisée à Paris par l'ambassade de Belgique. "On rencontre presque journellement des généalogistes français dans les salles de lecture aux Archives de l'Etat en Belgique tandis que des généalogistes belges recherchent souvent des ancêtres dans les dépôts d'archives français", a-t-il dit.

Un groupe de travail réunit les services d'archives belges, les Archives départementales du Nord et du Pas-de-Calais et plusieurs services municipaux. L'idée est d'obtenir des fonds de l'Union européenne dans le cadre du programme Interreg IV France-Wallonie-Flandres qui vise à renforcer les échanges économiques et sociaux entre les régions. Si tout se passe bien, le projet sera présenté officiellement en mai 2011. "Une meilleure coopération transfrontalière en matière d'archives répond à un besoin croissant des citoyens, qu'il soit identitaire, familial, académique ou scientifique", a souligné l'ambassadeur Baudouin de la Kethulle de Ryhove.Reste à trouver des financements : Interreg IV ne prend en charge que la moitié du coût des projets retenus.

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