Le Souvenir Français lance du crowfounding pour restaurer une chapelle

Catégorie : 1914-18, Somme  |  le 15 Novembre 2018 par Guillaume de Morant

Le Souvenir Français lance une campagne de financement participatif jusqu'au 21 décembre 2018 pour restaurer une chapelle située dans la Somme à Rancourt-Bouchavesnes-Bergen et en faire un lieu d'exposition permanente consacré à l'histoire religieuse de la Grande Guerre, tout en conservant le caractère sacré du monument. En pierre de taille, cette chapelle a été édifiée en 1920 pour rendre hommage au lieutenant Jean du Bos ainsi qu'à tous ses camarades tombés au champ d'honneur, par sa famille, à l'endroit de sa mort.

Construite en pierre de taille, la chapelle est située devant la nécropole française du département, où reposent 8566 soldats de la bataille de la Somme, non loin d'un petit cimetière militaire britannique et d'un cimetière allemand qui abrite plus de 11 000 tombes. Elle accueille 12 000 visiteurs par an. Propriété du Souvenir Français depuis 1937 par donation, cette chapelle de Rancourt-Bouchavesnes-Bergen nécessite une profonde rénovation.

Pour la financer, une souscription publique est lancée : les donateurs peuvent acheter une plaque ou un vitrail de la nef. L'opération est étendue aux États-Unis, puisque Marie Mathilde Johnston, la mère du lieutenant était originaire de la Nouvelle-Orléans. Le tympan du portail d'entrée fait mention de la dédicace à tous les soldats français morts dans les batailles de Picardie pendant la Grande Guerre. Le porche en plein cintre évoque les voûtes des fermes de la région. Dans la nef, de nombreuses plaques de marbre portent les noms des soldats morts au champ d'honneur.

La personnalité du lieutenant du Bos était étonnante, ses deux années de combat furent marquées par de nombreuses blessures et faits d'armes. Blessé en 1914 par des éclats d'obus au bras et à la cuisse, il combat avec son revolver à l'avant-garde de ses hommes en pleine guerre des tranchées. Ses supérieurs louent son sang-froid, son coup d’œil et, c'est plus rare, sa bonne humeur. A l'hiver 1915, parti en observateur, sans se soucier des balles un projectile le touche en pleine face, la balle traverse le nez. Il revient au front au printemps 1916, dans la Somme, il est tué devant Rancourt le 25 septembre 1916, ce jour-là, un millier d'hommes meurent à ses côtés.

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