44% de généalogistes dans les centres d'archives départementales en 2010

Catégorie : Archives, Paris  |  le 12 Août 2011 par Véronique Tison

Archives départementales de Seine-et-Marne

Dans un louable souci de transparence, les Archives de France ont publié les statistiques des Archives départementales en 2010.

En regardant les vingt-quatre pages de tableaux, on apprend sans surprise que ce sont les Archives de Paris qui comptent le plus grand nombre de lecteurs inscrits, soit 8.000 personnes qui se sont déplacées Boulevard Sérurier, parmi lesquelles le pourcentage de généalogistes n’est pas précisé. Le site internet des archives parisiennes a en outre confirmé son succès avec 820.988 connexions contre 115.513 en 2009, année de son lancement, mais il a été dépassé par ceux des Deux-Sèvres et de l’Oise, qui ont enregistré chacun un peu plus d’un million de visites. L’Aisne, avec 846.365 connexions, a aussi attiré plus d’internautes que la capitale.

Le Tableau général des statistiques des archives départementales n’est malheureusement accompagné d’aucun commentaire et il est incomplet puisqu’il manque les données de plusieurs AD, et non des moindres, comme celles du Nord – département le plus peuplé de France -, du Pas-de-Calais ou du Rhône.

On s’étonne en outre de certains chiffres, comme les 4.050 lecteurs inscrits en Polynésie française (deuxième score après Paris), dont 90% de généalogistes, ou le même nombre de connexions (800.699) annoncées par la Côte-d’Or pour son site internet en 2010 et en 2009. Quant au nombre total de connexions sur l’ensemble du territoire, il est indiqué en forte baisse à 21,4 millions en 2010 contre 80,7 millions l’année précédente. On aurait aimé des explications…

En proportion, les généalogistes ont représenté l’an dernier 78% des lecteurs inscrits aux Archives du Gers (département qui n’a pas mis en ligne ses données d’état civil), contre seulement 14% dans les Alpes-Maritimes et 8% dans l’Essonne, dont le site Internet est particulièrement riche.

Au total, selon les données disponibles, les généalogistes ont représenté 44% de la fréquentation des dépôts d’archives départementales en 2010, mais aucun comparatif n’a été fourni avec 2009.

2 commentaires

Annie BOUYER-GIROUX le 5 Septembre 2011 à 18h04

Ni celui des professionnels qui ne se limitent pas à ces archives en ligne mais consultent toutes les archives des dépôts, pas seulement l'état civil, les BMS, recensements ou cadastre !
De plus, certaines archives en ligne sont lacunaires quand elles sont numérisées à partir de la série du greffe et non celle communale, comme en Eure-et-Loir.

Atlante le 16 Août 2011 à 08h49

La baisse des connexions, à mon humble avis, est assez simple à comprendre. Il y a un engouement pour les mises en ligne, notamment parmi les généalogistes "récents" ou peu chevronnés, qui pensent pouvoir faire leurs recherches tranquillement depuis leur fauteuil de cette façon. Mais avoir les originaux en ligne, ça ne change rien aux difficultés de lecture, aux déplacements des populations, aux erreurs des rédacteurs, etc. Par ailleurs, si certaines mises en ligne sont exceptionnelles, d'autres sont beaucoup moins bien faites. Finalement, consulter sur son écran s'avère parfois plus pénible que de consulter les originaux (ce qui est un comble !). D'où découragement rapide, je pense, des moins motivés. Les archives en ligne sont certes un plus. Mais elles ne remplaceront JAMAIS le boulot des associations.

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