Archives des Deux-Sèvres : trois nouveaux fonds en ligne

Catégorie : Archives, Deux-Sèvres  |  le 28 Septembre 2017 par Guillaume de Morant

Les archives en ligne des Deux-Sèvres se sont enrichies en ce mois de septembre 2017 de trois nouveaux fonds. En premier lieu, il s'agit des registres des enfants trouvés ou abandonnés. Sont ici présentés plusieurs registres provenant de l'Assistance publique et concernant les enfants trouvés, abandonnés entre 1802 et 1897. La recherche s'effectue au nom de l'hospice qui peut être celui de Niort, de Parthenay ou de Thouars.

Second fonds à rejoindre le portail numérique des archives, il s'agit de documents rassemblés sous l'intitulé "histoire du département". Ils comprennent les cahiers de doléances de l'élection de Niort et de Saint-Maixent et de quelques corps de métiers, pour l'année 1789. La recherche s'effectue par paroisse ou par corps de métiers. Ils incluent également les rôles de la taille des paroisses de l'élection de Saint-Maixent de 1637 à 1790, c'est à dire les listes des chefs de famille imposables ou exempts de cet impôt direct perçu sur les roturiers. La recherche s'effectue par paroisse. Ils intègrent aussi un état des moulins à farine en 1809 dans le département, classés par arrondissement puis commune.

Enfin, et c'est là que les généalogistes vont faire un bond sur leur fauteuil, vite amorti par la totalité de l'information : on note l'arrivée d'un "état des fonds des notaires". Cela ne signifie pas que les archives des Deux Sèvres sont en train de numériser les actes notariés, mais simplement qu'elles proposent pour chaque notaire, les cotes des archives conservées. Un outil cependant bien utile pour qui veut savoir où se trouvent les éventuels documents d'archives concernant ses ancêtres. La recherche s'effectue par nom de notaire, résidence ou juridiction.

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1 commentaire

Mille ans à Bouhet le 28 Septembre 2017 à 17h56

Grâce aux quelques registres d'enfants abandonnés mis en ligne, j'ai découvert avant-hier une histoire assez insolite concernant la "vie et l'oeuvre" d'une femme que j'étudie : A sa naissance, Marie Carmena avait été abandonnée le 3 février 1846 de façon anonyme à la boîte à bébés de l'hospice de Niort. (N 1846, 2 MI 870, p 14). Or dans le registre de tutelle de l'hospice de Niort pour les élèves de 12 à 21 ans nés entre 1841 et 1853 (registre 1853-1872, 3 X 1, p 211), on découvre qu'elle est mise en apprentissage le 24 juin 1860 rue Saint-Florent à Niort chez une certaine Laure Agnès, qui assure être une connaissance de sa mère biologique, mais refuse d'en révéler le nom. Mais c'est la suite des commentaires annuels qui laisse encore plus dubitatif, en 1862 alors que Marie Carmena travaille toujours chez Laure Agnès : "La maîtresse est une énigme, elle paraît très attachée à Carmena dont elle déclare assurer l'existence; il est possible qu'elle soit sa mère." !!!! Hélas ils ne nous donnent pas la clé de l'énigme. Marie Carmena est morte à Nantes le 19 août 1904 dans la plus complète indigence après avoir vécu une existence fracassée (Archives de Nantes, décès 1904, 3e canton, p 27).
Des documents passionnants, vivement qu'ils numérisent les autres registres !!!

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