Archives du Gard : début de l'état civil en ligne à l'automne

Catégorie : Archives, Gard  |  le 29 Avril 2019 par Guillaume de Morant

Le 2 avril, n'en pouvant plus du manque d'information de la part des archives du Gard, le Président du cercle généalogique de Languedoc a pris sa plus belle plume pour écrire un mail au Conseil départemental avec une question : mais quand l'état civil ancien de ce département sera t-il mis en ligne ?

Sachant le sujet sensible, puisque ce département du Gard est bel et bien le dernier à ne pas proposer une telle source aux internautes, Jean-Pierre Uguen s'est adressé à l'élu en charge du patrimoine et des archives. Mais celui-ci lui a simplement répondu 15 jours plus tard qu'il transmettait son message à la directrice des archives départementales.

Un contact a finalement été établi et un échange téléphonique a eu lieu ce lundi 29 avril, pour tenter d'obtenir quelques réponses. Et Pascale Bugat, la directrice des Archives départementales du Gard a de bonnes nouvelles : le départ de la mise en ligne de l'état civil aura lieu cette année, "au plus tard à l'automne 2019".

Pour un premier lot, plus de 900 registres originaux d'état civil, 100.000 vues de microfilms et près de 2.400 plans sont partis en numérisation les 17 et 18 avril 2019 (il y a 10 jours !) pour une mise en ligne partielle au fil de l'eau au plus tard à l'automne 2019.

La cause de ce délai ? : "L'installation tardive des archives dans un bâtiment adapté à la conservation et à la valorisation n'a pas permis au département du Gard de réaliser la numérisation des grandes collections. L'année 2018 a été consacrée à la préparation d'un programme ambitieux de numérisation pour assurer la mise en ligne de plusieurs milliers de pages d'archives".

"Le marché a été notifié pour quatre ans au premier trimestre 2019 aux entreprises prestataires pour une dépense globale estimée à 500.000 €. D'autres départs sont programmés dès cette année".

La directrice explique qu'il n'était pas possible d'intégrer des vues réalisées par les particuliers ou les associations, compte-tenu des quantités à réaliser, soit environ 2 millions de vues, avec des dommages ou des formats différents. Cela aurait posé trop de problèmes organisationnels.

De même l'ampleur de cette tâche de numérisation est confiée à plusieurs prestataires, sachant que la préparation, le contrôle, la mise en ligne et les outils d'accès sont réalisés par plusieurs agents des archives en interne.

Ce sont non seulement les registres d'état civil qui sont concernés mais également les répertoires de l'enregistrement, les relevés de formalités des hypothèques, les recensements de population, les plans napoléoniens, des plaques de verre et la fin des registres matricules. Les numérisations seront mises en ligne au fur et à mesure de la réalisation. Enfin, disent les généalogistes !

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9 commentaires

Niederhauser Françoise le 17 Mai 2019 à 12h28

vraiment honte de justifications aussi vaseuses !!

Frédéric Deleuze le 30 Avril 2019 à 20h38

100 000 vues de microfilms ? La directrice des archives ne doit pas connaître la qualité pitoyable des microfilms, y compris les microfilms réalisés en 2009. Ils sont souvent difficilement lisibles et parfois complètement illisibles ! Il faut partir uniquement des originaux pour pouvoir faire un travail de qualité. Sinon, ce sera mal fait (pour ne pas employer le mot catastrophe)

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