Naturalisations, arrêts criminels : les Archives nationales recherchent des indexeurs

Catégorie : Archives, France  |  le 17 Octobre 2017 par Guillaume de Morant

Les archives nationales ont besoin de vous et lancent plusieurs appels aux indexeurs afin d'extraire les noms et autres infos intéressantes de documents numérisés peu faciles d'accès. Plusieurs projets sont en cours et détaillés sur le site Web Archives nationales participatives. Ces opérations d'indexations sont réalisées à domicile ou sur place aux Archives nationales, toujours sous le contrôle d'un conservateur. Attention, il n'y a pas un module unique d'indexation, mais pour chaque projet un mode d'emploi différent, ce que l'on peut regretter évidemment.

Vous pouvez ainsi vous rendre utile en indexant le répertoire des arrêts criminels du Parlement de Paris. Plus de 26.000 articles composent ce fonds judiciaire concernant Paris et une grande partie de la France. Il s'agit d'une liste de personnes jugées par le Parlement de Paris, rédigée à la fin du 18e siècle.

Cette liste mentionne la juridiction d’origine, le motif de la condamnation et la peine encourue, et la décision du Parlement au final, parfois explicitée par un petit signe évocateur (torture, pendaison, supplice de la roue...). Sa dématérialisation permettrait de donner accès à environ 50.000 affaires criminelles jugées par le Parlement de Paris entre 1700 et 1790. Voir les conditions d'accès en ligne sur le site.

Autre fonds lui aussi ouvert à l'indexation : les décrets de naturalisation de 1887 à 1897. D’une très grande richesse, ces dossiers contiennent de nombreuses pièces relatives à l’état civil des personnes, à leur situation professionnelle et familiale, fournissant ainsi des renseignements très précieux aux recherches généalogiques. L’annotation permettra d’accéder directement au numéro de dossier de naturalisation, élément indispensable pour pouvoir consulter le dossier original en salle de lecture. Voir les conditions d'accès en ligne sur le site.

A propos des Ponts-et-Chaussées, le projet collaboratif se décline en missions, elles-mêmes divisées en lots, permettant aux contributeurs de s’inscrire sur des lots précis à traiter. Il s'agit de différentes affaires relatives à des projets de constructions (routes, ponts, usines, etc.). Là encore, voir les conditions d'accès en ligne sur le site qui sont différentes des deux premiers projets.

Si vous vous sentez plus attiré par les contrats de mariages de commerçants (1829-1934), les patronymes n'attendent que vous dans le Minutier central des notaires de Paris. Tout commerçant, lorsqu'au moins un des conjoints était domicilié à Paris devait y figurer à partir de 1829. Les 41 registres subsistants (21 avril 1829 – 2 novembre 1934) ont été numérisés. Voir les conditions d'accès en ligne sur le site.

Enfin, les dépouillement des lettres de provision d’office permettent de comprendre le fonctionnement de la France monarchique. On n'en soupçonne pas la variété, du premier président du Parlement du Paris au modeste langueyeur de porc, chargé de contrôler la santé des bêtes vendues sur les marchés.

L'indexation des noms et prénoms des titulaire et de leurs prédécesseurs donnera à tous un accès à ces 50.000 lettres de provision. Ce travail embrassera la période 1693-1723 qui viendra en complément de la base PROF, portant elle sur les années 1724-1791 et dont la consultation devrait être à nouveau possible à la fin de l’année 2018. Voir les conditions d'accès en ligne sur le site.

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