Nouvelle interface de visualisation pour les archives des Bouches-du-Rhône

Catégorie : Archives, Bouches-du-Rhône  |  le 30 Octobre 2018 par Guillaume de Morant

Peu avant l'été 2018, le second dépôt des archives départementales des Bouches-du-Rhône a fermé définitivement ses portes. Toutes les collections d'archives qu'il conservait ont été rapatriées vers le site de Marseille. Le bâtiment d'Aix conservait notamment des documents concernant la ville et aussi les archives de grandes institutions comme celles des États de Provence, de l'Intendance et du Parlement. C'est donc la fin du double dépôt d'archives des Bouches-du-Rhône.

Mais depuis le mois de juin 2018, c'est aussi sur le Web que les changements apparaissent. Si le portail général des Archives des Bouches-du-Rhône reste le même et commence d'ailleurs à sérieusement dater avec sa présentation fouillis et en colonne collée à gauche, il n'en va pas de même avec l'interface de consultation des documents numérisés. Alors qu'autrefois, il existait plusieurs bases de données éparpillées, notamment pour l'état civil où l'on devait interroger à part Marseille, tout est désormais rassemblé sur un même site, beaucoup plus pratique et ergonomique, personne ne s'en plaindra !

L'interface Ligéo lancée en juin dernier a définitivement remplacé les précédents accès depuis le 1er octobre 2018. Elle regroupe désormais en un même lieu huit types de documents numérisés différents : les registres paroissiaux et d'état civil ; les recensements de la population ; l'enregistrement ; le cadastre ; les établissements pénitentiaires ; le recensement militaire ; les hypothèques et les documents figurés. En cliquant sur chacune de ces "facettes", vous arrivez à une page de description précise de ces fonds numérisés et un moteur de recherche afin d'identifier ceux qui vous intéressent.

Signalons deux sources d'intérêt généalogique consultables en ligne sur cette nouvelle interface. Dans les Bouches-du-Rhône, le cadastre a été numérisé et il s'agit non seulement des plans parcellaires, mais aussi des états de section, comportant les noms des propriétaires des parcelles. Autre source d'intérêt généalogique, le recensement militaire des Bouches-du-Rhône a été numérisé pour la période 1872-1921. Les pages ont même été indexées par patronyme, numéro matricule, classe et lieu de conscription. Chaque critère peut librement être utilisé ce qui autorise les recherches croisées (par exemple tous les soldats portant le prénom de Marius)...

Liens

3 commentaires

agram le 9 Novembre 2018 à 17h05

mais toujours arrêt de l'état civil en 1902, pour quand la suite??????

Sextius le 7 Novembre 2018 à 23h24

Ce déménagement, quelle foutaise !
Il y a aura des réjouis, et des déçus dans les deux cas.
Mais il n'en demeure pas moins que la capitale de la Provence vient de perdre d'un coup, toute une partie de sa mémoire, et ce qui faisait la légitimité et l'originalité de ses archives. Pour quoi ? Pour contenter une administration jalouse et incapable d'accepter son histoire, pour fabriquer une gigantesque bouillabaisse marseillaise ?
Désolant.

Plan du site La Revue française de Généalogie