Décès d’Anne Ancelin Schützenberger, fondatrice de la psychogénéalogie

Catégorie : Célébrités, Alpes-Maritimes  |  le 27 Mars 2018 par Véronique Tison

Anne Ancelin Schützenberger

L’auteure d’Aïe, mes aïeux !, best-seller qui fit découvrir l’analyse transgénérationnelle au grand public, s’est éteinte à quelques jours de ses 99 ans.

Psychologue de formation, psychothérapeute et professeur émérite à l'université de Nice-Sophia Antipolis où elle a commencé à enseigner en 1967, Anne Ancelin Schützenberger s’est fait connaître du grand public en 1998 avec son livre Aïe, mes aïeux ! qui a mis la psychogénéalogie à portée de tous en montrant, exemples à l’appui, comment nos parcours étaient marqués par ceux de nos ancêtres sur plusieurs générations.

"Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille", explique l’ouvrage que les éditions Desclée de Brouwer ont vendu à 350.000 exemplaires, avec des rééditions en 2009 et 2015.

En 2009, dans une interview donnée au magazine Psychologies à l’occasion de la sortie de son autobiographie Le Plaisir de vivre (Payot), Anne Ancelin Schützenberger expliquait ainsi le succès d’Aïe, mes aïeux et de la psychogénéalogie : "Je crois que je suis arrivée au bon moment : l’avenir est incertain, nous avons plus que jamais besoin de racines. Les gens s’intéressent à leur passé parce que la seule chose à laquelle ils peuvent se raccrocher aujourd’hui, c’est leur famille. Pas la famille nucléaire, qui est elle-même éclatée, mais leurs ancêtres, c’est-à-dire ce qui ne leur fera jamais défaut. Ils se raccrochent aux branches... de leur arbre généalogique."

Pour autant, elle déplora la mode qu’elle avait elle-même suscitée, regrettant que la psychogénéalogie soit mise à "toutes les sauces" et que beaucoup de ceux qui se disent psychogénéalogistes n’aient pas de formation analytique ou ne vérifient pas dans les archives les hypothèses qu’ils avancent. Les rééditions de son livre comportaient d’ailleurs un avertissement au lecteur.

Ses obsèques seront célébrées à Paris le 29 mars, jour de son 99e anniversaire, selon l’avis de décès paru dans Nice-Matin.

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7 commentaires

VOGE François le 9 Avril 2018 à 16h57

Condoléances d'un ancien du CERP

Boulard le 7 Avril 2018 à 10h23

Son ouvrage, découvert lors de sa première parution, m'a aidée à comprendre des situations familiales remontant à plusieurs générations. Découverte passionnante tant sur le plan psychologique que sur le plan intellectuel. Cela a fortement enrichi mon approche de la généalogie, conforté mon envie d'aller plus loin dans ma démarche. L'aventure est non seulement au coin de la rue, mais aussi dans chacune de nos familles, de nos histoires, qui se mêlent à l'Histoire. Quelle richesse ! Merci à Anne Ancelin Schutzenberger.

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