La généalogie de Jean d'Ormesson

Catégorie : Célébrités  |  le 05 Décembre 2017 par Jean-Louis Beaucarnot

Jean d'Ormesson

Né en 1925, à Paris, l’immortel se nommait à l’état civil Jean Bruno Wladimir François-de-Paule Lefèvre d’Ormesson et avait une généalogie prestigieuse. Généalogie pour partie consultable sur Geneastar et plus complètement sur la base en ligne "Pierfit" d’Hugues de Tournemire le montrant descendre des Grouchy, Mérode, Harcourt, de Michel Le Peletier de Saint-Fargeau (1760-1793), président de la Constituante, et propriétaire du château du même nom, dans l’Yonne, où l’écrivain a passé son enfance, et qu’il a évoqué dans son best-seller Au plaisir de Dieu (1974). En remontant plus loin, on trouve une liste de grandes familles impressionnante, parmi lesquelles les Hohenzollern et nombre de têtes couronnées, dont le roi Charles VII.

Les Lefèvre d’Ormesson eux-mêmes appartenaient à la grande aristocratie très lancée. Père ambassadeur, ami de Léon Blum. Son oncle, Wladimir d’Ormesson, écrivain, journaliste et diplomate (notamment au Vatican), a été président de l’ORTF et académicien. À l’origine Lefèvre, tout court, ils descendent de Pierre Lefèvre, sans doute simple laboureur, qui rendit hommage en 1439 au connétable de Montmorency, pour les terres qu’il possédait dans le village d’Ormesson, aujourd’hui disparu, et dont le petit-fils, Jean Le Fèvre amorcera l’ascension familiale, en devenant commis au greffe du Parlement de Paris. Le fils de celui-ci, président de la Chambre des Comptes de Paris, acquerra les seigneuries d’Eaubonne et d’Ormesson et sera anobli en 1553. La famille s’établira en 1758 à Amboile, dans la vallée de la Marne, terre dont elle obtiendra l’érection en marquisat, le village étant renommé de ce fait Ormesson-sur-Marne. Comptant au nombre des plus prestigieuses lignées de l’ancienne noblesse de robe parisienne, la famille porte pour armes D'azur, à 3 lis de jardin d'argent tigées et feuillés de sinople posés en pal.

Jean d’Ormesson, dont on se saurait par conséquent énumérer les parentés, avait épousé en 1962 Françoise Béghin (de la célèbre famille du sucre, fille de Ferdinand Béghin, PDG de Beghin-Say, mais aussi magnat de la presse et administrateur du Figaro – famille descendant de brasseurs du Nord – et cousine du cinéaste Louis Malle, lui-même fils d’une Béghin). Il est le père d’une fille unique, Héloïse (1962), qui a fondé en 2004 sa maison d’édition – où elle publiera son père – avec son compagnon, Gilles Cohen-Solal, dont elle aura deux enfants (Juliette et Pierre), avant d’être mère d’une fille (Marie-Sarah), avec le journaliste Manuel Carcassonne, directeur des Éditions Stock.

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2 commentaires

Charles Hervis (RFG) le 6 Décembre 2017 à 10h28

@Balthazar Après vérification et correction, les deux références sont bien distinctes.

Balthazar le 5 Décembre 2017 à 20h25

Une petite erreur : vous avez mis deux fois le même lien geneanet pour les deux généalogies en ligne. :(

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