Tout savoir sur les origines de François Mitterrand

Catégorie : Célébrités  |  le 22 Octobre 2016 par Jean-Louis Beaucarnot

François Mitterrand

Né le 26 octobre 1916 à Jarnac, François Maurice Adrien Marie Mitterrand a une généalogie aujourd’hui bien connue. Beaucoup mieux que lorsque Michel Sementéry s’était penchée sur elle, en pionnier, il y a 35 ans, pour préparer son livre sur la généalogie des présidents de la République.

Cette généalogie a été depuis cette date en effet largement complétée, notamment sur la lignée patronymique, longtemps bloquée à Bourges, au XVIIe siècle, et désormais remontée à Vignoux-sous-les-Aix, un village un peu plus au nord, jusqu’à un vigneron nommé Thibaud Mitterrand, né vers 1601 et décédé le jour de Noël de 1662. Un ancêtre auquel dont on identifie même depuis peu le père, qui était prénommé Sylvain… et que l’on trouve à la onzième génération.

Cette généalogie est désormais largement diffusée sur Gene@star, Geneanet et même sur Wikipedia avec une généalogie ascendante déroulable et un bel article sur la famille.

De ce fait, je me contenterai de préciser quelques points.

  • D’abord le nom, sur lequel on continue à lire les mêmes inexactitudes (y compris sur Wikipedia) avec le récurent recours au mesureur de grain, alors que ce patronyme rare, porté par environ 120 foyers français est incontestablement – toutes variantes orthographiques confondues – issu d’un nom de lieu, pour avoir désigné l’habitant ou l’homme originaire du lieu-dit "Mitterand", hameau d’une commune de Vignux, nommée Allogny, et dont le nom est manifestement et simplement issu du mot "métairie".
  • Ensuite Jarnac, où le président a été enterré : sa commune natale, qui était aussi celle de sa mère, Yvonne Lorrain, issue d’une famille de notables, bourgeoise et fortunée, avec pour père, Jules Lorrain, qui y était venu épouser la fille d’un fabricant de chandelles et qui d’abord négociant en cognacs, s’était finalement lancé dans le vinaigre, sur le marché duquel il avait acquis une dimension nationale. Jarnac, où la famille n’a cependant pas de racines très anciennes, de dépassant pas le XIXe siècle, avec l’ancêtre fabricant de chandelles, nommé Pierre François Faure-Labouharderie et né quant à lui il est vrai en Charente.
  • Parlons enfin des ancêtres nobles ou de familles proches de la noblesse, car le président socialiste a avait, et de deux côtés : côté paternel, avec les du Soulier de Clareuil (via un instituteur, fils d’un maître chirurgien de Saint-Junien, en Haute-Vienne) et côté paternel, avec les Bernard de Javerzac, lesquels donnent l’ascendance Barbezières, apparentant comme on le sait les Mitterrand – mais de très très loin – à la reine d’Angleterre et au Gotha. J’ajouterai que j’ai récemment découvert que le 21ème président de la République – que l’on a également démontré cousin de son prédécesseur, VGE – descendait au surplus de saint Louis (par les du Soulier de Clareuil, Poumeyrol, Maulmont, Pindray, Salignac, Caumont et les Chatillon-Blois, conduisant à Philippe-le-Hardi) : une filiation commune avec François Hollande, descendant de Philippe V le Long, et que l’on pourra explorer sur l’un des arbres généalogiques les plus complet de ceux disponibles en ligne pour François Mitterrand : celui déposé sur Geneanet par Patrock Le Nicol-Pech, un chercheur qui pousse même ses investigations jusqu’à la 75e génération, pour remonter jusqu’aux rois de Perse et de Phrygie et à des satrapes autrefois puissants mais totalement oubliés… Sic transit gloria mundi !

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