Il y a cent ans, le Titanic sombrait

Catégorie : Histoire, Manche  |  le 10 Avril 2012 par Véronique Tison

Parti de Southampton pour sa traversée inaugurale vers New York, le Titanic arrive à Cherbourg dans la soirée du 10 avril 1912 pour embarquer 281 passagers. Le fleuron de la White Star Line, plus grand paquebot de l’époque, rallie l’Irlande le lendemain pour une ultime escale avant de mettre le cap sur l’Amérique qu’il n’atteindra jamais. Eventré par un iceberg sur tribord avant le 14 avril à 23h40, le navire sombre quelques heures plus tard, à 2h20, au large de Terre-Neuve. La plus grande catastrophe maritime en temps de paix laisse quelque 1.500 disparus, un événement retentissant des deux côtés de l’Atlantique.

Cent ans après, la Cité de la mer à Cherbourg inaugure un espace Titanic qui permettra au public de revivre la tragédie de 1912, mais pas seulement. Dans l’ancienne Salle des bagages de la gare maritime, trésor de l’architecture Art déco entièrement rénové en 2004, c’est toute l’histoire de l’émigration européenne vers le Nouveau Monde qui sera évoquée. « Pendant près de 100 ans, près de 50 millions d'Européens sont partis vers les Amériques. Un mouvement extraordinaire comme il y en a eu peu dans l'histoire de l'humanité", souligne le président de la Cité de la mer, Bernard Cauvin, cité dans un dossier de Ouest-France consultable sur le net. Pour illustrer cette partie du parcours, le musée a notamment noué un partenariat avec son homologue d’ Ellis Island à New York, bien connu des généalogistes pour son site internet qui permet de consulter les registres d'arrivée des immigrants.

Restons dans le département de la Manche avec les Archives départementales qui présentent un document exceptionnel sur leur compte Facebook sur la dernière escale du Titanic à Cherbourg, le 10 avril 1912.

Ancestry annonce également la mise en ligne de 200.000 documents qui souligne la dimension humaine à cette catastrophe : listes des passagers (avec leur nom, âge et profession), registres des membres d'équipage, photographies de certaines victimes... L'accès à ce fonds est gratuit jusqu'au 31 mai 2012.

En cette semaine anniversaire, on pourra aussi revivre l’épopée du Titanic au cinéma (le film de James Cameron, de 1997, ressort en version 3D) ou à la télévision, avec notamment un docu-fiction sur France 2 mardi soir, mais pour se replonger cent ans en arrière rien ne vaut une visite sur Gallica.

Le bibliothèque numérique propose, liens à l’appui, une revue de presse de l’époque qui rappelle utilement le déroulé des événements et leur traitement par les journaux. « Le plus grand paquebot du monde heurte un iceberg devant Terre-Neuve ; mais on a pu, heureusement, sauver les 2.358 personnes qui se trouvaient à bord », titrait ainsi le Petit Parisien (photo) le 16 avril, au lendemain de la catastrophe… Dans l’article, on lit que la Compagnie White Star Line « déclare de la façon la plus nette que toutes les craintes concernant la sécurité des passagers n’ont pas de raison d’être, le navire ne pouvant sombrer ». On connaît la suite.

L’épave du Titanic, gisant à 3.843 m de profondeur à 650 km au sud-est de Terre-Neuve, ne sera localisée qu’en 1985.

En vidéo : présentation de l'exposition permanente "Titanic, retour à Cherbourg" à la Cité de la mer.

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