Porquericourt et Mions, deux histoires d'état civil retrouvé...

Catégorie : Histoire, Oise  |  le 21 Novembre 2019 par Guillaume de Morant

Les généalogistes adorent ces histoires de registres perdus et retrouvés. Et pour cause, ces vieux actes peuvent peut-être permettre de débloquer des recherches devenues impossibles en raison justement de l'absence de ces sources si convoitées !

Ces cas de retrouvailles sont de plus en plus fréquents, quelque soit la date de disparition, car la magie des réseaux sociaux conjuguée à la passion des archives et des vide-greniers permet à des internautes même très éloignés de faire le lien et de prévenir les services d'archives. Ou bien des généalogistes eux même repèrent sur place ces actes mis en vente alors qu'ils n'auraient jamais du quitter les collections publiques.

Deux histoires récentes illustrent ce phénomène. Dans le Rhône, le Cercle de Généalogie de Mions avait lancé un appel en 2010 s'étonnant de l'absence des registres paroissiaux du XVIIe siècle, les plus anciens de la commune de Mions. Ils avaient été oubliés chez un relieur dans les années 1970. Les héritiers de celui-ci les ont remis aux Archives départementales, qui les ont fait numériser et les ont publiés sur leur portail. Heureux dénouement !

Pour les registres de l'état civil de Porquéricourt de 1815 à 1822, un magnifique registre relié avait été repéré par l'oeil exercé d'un ami de Thierry Chestier, président du Cercle généalogique poitevin et ancien président de la Fédération française de généalogie. Il était en vente sur le stand d'un brocanteur ! Il a été acheté et remis au directeur des Archives de la Vienne qui fera suivre dans l'Oise, la région d'origine du registre.

Illustrations : Thierry Chestier

2 commentaires

desbordes Evelyne le 28 Novembre 2019 à 15h54

Dans les foires à tout l'on trouve beaucoup de documents. Contrats de X. Cahier de vente ou d'achats de boutiques. Actes divers.

Thierry CHESTIER le 21 Novembre 2019 à 19h34

C'est vrai qu'on adore ce genre d'histoire, surtout quand on est partie prenante de l'une d'elles ! Une précision cependant : le registre n'était pas en vente sur un stand, c'est l'ami lui-même qui l'avait trouvé dans un lot de vieux papiers qu'ils avait acquis. Quand il s'est rendu compte de quoi il s'agissait, il l'a mis de côté avec l'intention de le confier. En juin 2017, c'est grâce à une amie qui l'avait repéré sur un célèbre site de vente aux enchères en ligne et me l'avait signalé, qu'un registre paroissial de la Manche avait pu être récupéré. Quelques années auparavant lors d'une expo multi-collections, j'avait acheté quelques années d'un registre paroissial de Seine-et-Marne. Je ne suis quand même pas le seul généalogiste qui fréquente ce genre de site ou de manifestation, alors, s'il vous plaît : ouvrez l'oeil et agissez !

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