Alexandre Bujon, laissé pour mort

Catégorie : Hommage 14-18, Creuse  |  le 01 Novembre 2018 par Michel Bujon

Né le 26 mars 1880 à Saint-Domet dans la Creuse, Alexandre Bujon est incorporé le 1er décembre 1914 au 16e régiment d'infanterie de Montbrison.

Versé le 20 février 1915 au 6e Colonial, il rejoint son unité le 1er mars suivant. Engagé immédiatement sur le front en Argonne, il est blessé grièvement le 16 mars 1915, à la Cholade.

Laissé pour mort sur le terrain, il n'est relevé vivant que le lendemain, ses plaies déjà infestées de vers ; ce qui pourrait l'avoir préservé de l'infection, les vers ne s'attaquant qu'aux cellules mortes, aux dires des médecins de l'époque.

Évacué le 21 mars 1915, il souffrira jusqu'à sa mort en 1957, de la présence d'éclats inopérables au cerveau.

Ses fiches de blessure de guerre, soigneusement conservées, rédigées à la plume sur terrain, sont un témoignage saisissant de la manière dont les blessés étaient alors pris en charge dans l'urgence, par les services de santé.

bujon, fiche de blessure

Sur la fiche, il est écrit Plaies multiples, tête face et cou

3 commentaires

michel GRAND le 4 Novembre 2018 à 19h39

bonjour, Alexandre Bujon a été incorporé au 16e Regiment de Montbrison, Il a séjourné à Vingré sur les lieux ont eu lieu les exécutions des martyrs de Vingré. à Confrécourt dans une creute il y a de nombreux dessins comme on pu le faire les hommes historiques. le 16e y a laissé de nombreuses traces.
ma question est comment avez vous pu vous procurer les fiches de blessures. ? je travaille sur les poilus de ma commune et il serait intéressant de connaitre la procédure pour parvenir à ces fiches. merci d'avance.
j'ai laissé le témoignage de mon grand père prisonnier.
merci d'avance

Bujon Michel le 4 Novembre 2018 à 10h50

Cher Monsieur Pillart,
Alexandre Bujon a effectivement été blessé à "la Chalade", pardon pour ma faute de frappe.
Je dispose des trois fiches médicales rédigées successivement avant son hospitalisation.
La première, que vous avez vue, sommaire et simplement descriptive, vraisemblablement rédigée sur le terrain, la seconde à l'ambulance, après examen, et la troisième au centre médical chargé du tri des blessé à évacuer, des soins des moins des soldats les moins atteints, ou des actes conservatoires pour ceux en état d'urgence absolue.
Si vous le souhaitez, je peux vous en envoyer copie ; contactez moi à : michel.bujon@wanadoo.fr.
Merci de votre intérêt pour l'un de ces innombrables et humbles lambeaux d'histoire jusqu'alors méconnus, dont l'addition a fait la grande histoire que nous commémorons aujourd'hui.
Et merci à la Revue Française de Généalogie, pour les avoir mis en lumière.
Bien cordialement,
Michel Bujon

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