Camille et Gabriel Adain, pharmacien et médecin

Catégorie : Hommage 14-18, Territoire de Belfort  |  le 08 Juin 2018 par Claude Buisine

Gabriel Adain naît et fait ses études à Belfort, mais réside dans sa famille à Danjoutin. Diplômé de la faculté de médecine de Paris (1909), il installe son cabinet à Versailles et s’y marie (1912). Mobilisé comme médecin (1914), il est affecté dans la Somme, à Amiens, puis Saleux et Corbie. Suite au décès de sa femme (1915), il est muté à l’arrière. A sa demande, il est affecté à la Mission française en Roumanie (1916) pour y soigner une épidémie de typhus. Tombé malade, il meurt à Bacau (1917), à 34 ans, mais son corps n’est rapatrié qu’en 1922.

Il obtient plusieurs distinctions : médaille d’argent des épidémies, citation à l’ordre de la Mission française en Roumanie, Croix de guerre avec palme, Croix d’officier de la Couronne de Roumanie avec glaives. Son nom est gravé en tête de liste sur les monuments aux morts de Danjoutin et de Versailles, sur des plaques commémoratives dans son école primaire de Belfort, dans l’église Saint-Louis de Versailles et à l’entrée de la salle Denon du Louvre (il était médecin du personnel des musées). Une rue de Danjoutin porte son nom depuis 2006.

Camille Adain naît et fait ses études à Belfort, mais réside dans sa famille à Danjoutin. Diplômé de la faculté de pharmacie de Lille (1909), il ouvre une officine à Giromagny, dans le Territoire-de-Belfort, et se marie (1912). Mobilisé comme pharmacien (1914), il est affecté dans la Somme, à Amiens, puis dans la Marne, à Sainte-Menehould. Démobilisé à la fin de la guerre, il retrouve sa pharmacie de Giromagny. Affaibli par la maladie, il meurt prématurément à 43 ans.

Médecin et chirurgien pour l’un, pharmacien pour l’autre, et tous les deux décédés par suite de leur mobilisation dans la Première Guerre mondiale, les deux frères n’ont pourtant pas laissé la même trace dans la mémoire des Hommes. Si Gabriel a été comblé d’honneurs, Camille n’est même pas mentionné sur le monument aux morts de son village. Son tort ? Être décédé sept ans après la guerre, à 43 ans seulement, d’une maladie pulmonaire pourtant contractée en inhalant les effluves des gaz de combat imprégnant les uniformes des blessés qu’il soignait. Il n’a plus, pour se souvenir de lui, que deux petits-enfants au seuil de la vieillesse !

Gabriel Adain
Camille Adain

Gabriel Adain

Camille Adain

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