Lucien Chaudron, dans l'artillerie

Catégorie : Hommage 14-18, Nord  |  le 31 Juillet 2018 par Teddy Thorion

Lucien Jules Chaudron, mon arrière-grand-père, est né à Fourmies en 1884, il est le deuxième enfant d’une fratrie de dix enfants. Il fête ses trente ans le 2 novembre 1914, il est électricien et habite Louvroil dans le Nord. Dès ses 8 ans, il a dû abandonner l’école pour aller travailler à l'usine comme beaucoup d'enfants d'ouvriers. Il obtient ses qualifications professionnelles au sein de l'entreprise. Lors de son service militaire en 1904, il suit avec succès la formation pour le grade de caporal. Il est marié à Estelle Potier. Il a deux enfants, André, 3 ans et Ernest, 4 mois, né le 23 mars 14.

Le 31 juillet 1914, Lucien reçoit son ordre de mobilisation, il doit rejoindre le 25e BCP stationné à Saint-Mihiel dans la Meuse pour le 02 aout. Le départ a lieu le 01 aout en gare de Maubeuge. Le 14 janvier 1915, Lucien est évacué pour un œdème important à la jambe. Il est dirigé vers l'arrière pour être soigné puis envoyé à l'hôpital militaire de Bordeaux. Le 06 octobre 1915 il rejoint le 25e BCP sur le front en Champagne. À la fin du mois suivant, le 26 novembre 1915, il est détaché à l’arrière aux Etablissements Horne situés à Lyon, il a donc été classé dans un service auxiliaire à la suite d’une maladie et travaille dans cette entreprise jusqu’à la fin de juin 1917. Le 1er juillet 1917, il est muté à la S Lyonnaise des Forces Motrices. En même temps, il est rattaché successivement au 86e régiment d’artillerie lourde puis au 6e régiment d’infanterie coloniale le 4 mars 1918, tout en conservant son affectation dans l’usine jusqu’au 2 avril 1918.

Pendant cette période à Lyon, il fait la rencontre d'une jeune femme qui habite Lyon près de chez son père qui lui avait dû fuir le Nord de la France, alors occupée par les Allemands, en tant que « bouche inutile ». La commission de réforme de Rhône-Nord du 17 avril 1918 constate qu’il peut servir dans l’artillerie lourde tractée même si elle relève qu’il souffre de profondes varices à la jambe gauche qui provoquent des œdèmes. Le 01 mai 1918, il est affecté au 54e régiment d’artillerie de campagne et finalement au 281e régiment d'artillerie lourde tractée le 06 mai 1918. Il va y rester jusqu’à sa démobilisation.

En mars 1920, il divorce puis se marie à Chimilin avec Joséphine Guinet. Ensemble ils ont deux enfants, Lucien né en 1921 et Maurice né en 1927. Joséphine et Lucien marièrent leurs enfants et deviennent grands-parents à plusieurs reprises. Lucien, travaillera encore après soixante ans comme gardien à Usinor puis il décédera chez lui au 12, rue de l’Espérance dans sa 86e année le 23 novembre 1969 à Maubeuge après une vie bien chargée.

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