Filae, premier bilan de l'état civil en ligne trois mois après le lancement

Catégorie : Médias Web, France  |  le 23 Mars 2017 par Guillaume de Morant

Trois mois après le lancement de son offre sur l'état civil du XIXe siècle, Filae déclare enregistrer des chiffres record d'abonnements. Le site a reçu plus de 10.000 nouveaux abonnés depuis décembre. Il est utilisé par un public moins spécialisé et moins initié, ce qui souligne la réussite du pari lancé par l'ex-Genealogie.com : toucher le très grand public et l'amener à la généalogie en quelques clics.

Dans sa démarche, Filae a été soutenu par une active politique de communication en ligne et à la télévision. Stéphane Bern, chroniqueur des rois et des princesses et défricheur de l'histoire a été mis à contribution pour faire passer cette idée de facilité et d'ouverture à tous. Un bon moyen pour changer le regard du grand public sur le loisir généalogique perçu jusqu'ici comme étant encore fermé, réservé à des connaisseurs.

En proposant près de 250 millions d'actes authentiques de naissances, de mariages et de décès, couvrant la quasi-totalité du territoire français pour tout le XIXe siècle, l'opérateur a aussi ébranlé la communauté généalogique, le public des connaisseurs. Car Filae, avec une base de plus d'un milliard d'individus permet effectivement de lancer une recherche à partir d'un simple nom de famille.

Cela a permis à nombre de chercheurs forcenés de découvrir, avec une facilité déconcertante, des ancêtres du type "aiguille dans une botte de foin". Bien des aïeux introuvables, car trop mobiles et partis s'établir dans des départements éloignés ont pu être retrouvés en suivant la piste Filae.

Reste la question du coût, puisque le portail est payant (6 euros par mois), avec en filigrane, l'autre question, celle de la fidélisation des abonnés. Pour cela, Filae est condamné à innover et à se renouveler en permanence : de nouvelles technologies et de nouvelles ressources doivent bousculer l'utilisateur et donner envie au petit généalogiste qui dort en chaque Français à "se hâter lentement et sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettre son ouvrage".

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9 commentaires

Capd'Arbon le 29 Mars 2017 à 08h30

@Moshe Sarrasin Filae n'a fait que capturer (sans licence) les images en ligne sur les sites des Archives départementales. Donc vous n'allez pas y trouver plus d'actes....

Moshé SARRAZIN le 29 Mars 2017 à 03h51

Foutage de gueule !

Je m'explique : j'ai essayé de retrouver en Gironde des actes (dont j'ai une copie numérisée) et n'ai rien trouvé ! Alors que ces actes datent du XIXème siècle ! En fait, les seules actes qu'on trouve (apparemment) sont ceux qui se trouvent DEJA sur le site des archives départementales de Gironde... Un peu comme si l'offre de Filae ne concernait que les individus trop paresseux pour aller sur le site idoine... Pathétique !

J'ai essayé aussi avec un de mes ancêtres né en 1827 à Périgueux et dont l'acte se trouve sur internet... et là, je n'ai eu, sur Filae, qu'un putain de relevé !!!

Il me semble pourtant que la Gironde et la Dordogne sont des départements inclus dans l'offre de Filae...

Non, non, plus j'y pense et plus tout ça ressemble à une arnaque... Je regrette sincèrement d'avoir donné mon numéro de carte bleue... Autant dire qu'à la première entourloupe de Filae concernant cette carte, je n'hésiterai pas à les attaquer en justice !

Je déteste qu'on se foute de ma gueule... et, là, j'ai comme cette impression... Je suis en rogne...

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