Aux Etats-Unis, les généalogistes furieux contre les futurs tarifs des actes

Catégorie : Nouveautés, Etats-Unis  |  le 19 Décembre 2019 par Guillaume de Morant

Aux Etats-Unis, les généalogistes sont habitués à payer pour obtenir des reproduction d'actes d'état civil et d'archives publiques. Mais les tarifs pourraient bientôt être multipliés jusqu'à cinq pour les archives datant de la première moitié du 20e siècle, selon un projet de l'Agence nationale de l'immigration et de la citoyenneté, l'USCIS (US Citizenship and Immigration Services).

Une décision, qui si jamais elle devait être appliquée, rend furieux les généalogistes professionnels et amateurs pour lesquels cette augmentation mettrait hors de la portée de la bourse de bon nombre d'entre eux ces précieuses informations sur leurs familles, notamment les détails sur leur immigration aux Etats-Unis, raconte un article du Washington Post.

L'agence nationale de l'immigration et de la citoyenneté permet aux généalogistes, aux historiens de la famille et à d'autres chercheurs d'obtenir des dossiers de citoyenneté et d'enregistrement des étrangers, des demandes de visa et d'autres documents documentant la vie des immigrants décédés qui sont arrivés aux États-Unis entre la fin du 19e siècle et le milieu du 20e.

Actuellement, il en coûte déjà 65 dollars pour chaque dossier papier, le tarif pourrait passer à 385 dollars, sans compter les frais annexes de 240 dollars. Il s'agit de dossiers de la fameuse Ellis Iland concernant de nombreuses nationalités et cas particuliers : Juifs fuyant l'Allemagne nazie, ouvriers agricoles mexicains, Russes et européens de l'Est fuyant les régimes communistes, Japonais, Italiens, Allemands.

Avec cette augmentation des frais "très importante pour tous ceux qui font de la généalogie de loisir, il serait impossible pour la plupart des gens ordinaires d'accéder aux dossiers", a déclaré Rich Venezia, un généalogiste professionnel basé à Pittsburgh qui a lancé une campagne de protestation "Records, not revenue".

La hausse des droits est à l'étude, pas encore adoptée, les usagers ont jusqu'au 30 décembre 2019 pour donner leur avis. Selon la mobilisation, l'Agence pourrait revoir sa position, mais elle doit combler un déficit budgétaire annuel de 1,26 milliard de dollars dont l'origine n'a pas été dévoilée.

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