Le médiateur de la généalogie dresse le bilan de sa deuxième année d'exercice

Catégorie : Nouveautés, France  |  le 08 Janvier 2019 par Guillaume de Morant

Au cours de l'année 2018, le médiateur de la généalogie a été saisi à 83 reprises, mais sur ce total, 34 saisines ont donné lieu à des procédures recevables de médiation de la consommation. "C'est une augmentation importante", se réjouit Gérard Gaucher qui a commencé son activité en janvier 2017, année qui avait vu seulement 30 cas de saisine dont 10 ayant donné lieu à des médiations.

Cette différence entre saisine et médiation réelle s'explique par le nombre de simples demandes d'explications. Car même si rien ne l'y oblige, Gérard Gaucher, en juriste (c'est un ancien magistrat) procède volontiers à des explications de textes sur le contrat de révélation, sans déboucher forcément sur une saisine.

Il y a aussi les demandes non recevables, car les consommateurs ont voulu saisir directement le médiateur sans rien demander au généalogiste, ce qui n'est pas possible, il faut d'abord formuler une réclamation gracieuse par lettre recommandée au plus tard dans les douze mois qui suivent le conflit et qu'elle ait été refusée ou bien que le généalogiste n'y ait pas répondu.

Sans encore tirer un bilan définitif de l'année 2018 (celui-ci sera dressé fin mars), le médiateur observe déjà que son activité est un succès, puisque les cas de refus de la médiation sont rares : "J'ai essuyé un ou deux refus de mes propositions amiables de résolution de conflit. Et il arrive que cela vienne de la part du généalogiste professionnel".

Sans surprise, les gros cabinet de généalogie successorale reviennent souvent dans les affaires de médiation. "Il ne faut pas en tirer de conclusions, c'est simplement le reflet de leur importance sur le marché de la généalogie successorale. Il y a de nombreux petits cabinets qui font également l'objet de demandes".

Gérard Gaucher estime exercer sa mission en toute impartialité pour essayer de trouver la solution la plus appropriée au litige. Car le médiateur, même s'il est rémunéré par Généalogistes de France, l'union qui regroupe les syndicats de généalogistes professionnels n'est pas directement payé par le généalogiste mis en cause. Et puis le mandat de Gérard Gaucher ne dure que trois ans, période durant laquelle il n'est pas révocable. "Je suis candidat à ma succession en 2020. Je suis retraité, je ne pense pas être influençable mais je pense pouvoir être encore utile. Mais s'ils choisissent quelqu'un d'autre, je n'en ferais pas une affaire d'Etat !"

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