Appel à contributions pour les Rencontres de la généalogie à Nîmes

Catégorie : Rencontres, Gard  |  le 24 Septembre 2019

Université Nîmes

L'Université de Nîmes continue à creuser le sillon de la généalogie en organisant des Rencontres de la Généalogie, les 12 et 13 juin 2020, sur le thème de "La généalogie familiale face aux nouvelles demandes".

Voici l'argumentaire présenté par l'Université de Nîmes :

Dans une période où la généalogie apparaît comme l’un des passe-temps préférés des Français,nous avons développé à l’Université de Nîmes quatre D.U. (diplômes d’université) permettant aux étudiants de suivre un cursus universitaire dans une thématique qui, pour certains, ne relève que des loisirs. Il s’agit pour nous d’en faire un véritable débouché professionnel, soutenu par des sujets de recherche novateurs, car si la généalogie est déjà solidement ancrée dans le présent,elle est également tournée vers l’avenir et en prise avec les questions de notre société.

En effet, nous sommes dans une société qui évolue à très grande vitesse depuis les années 1950.Le schéma familial actuellement proposé par les logiciels de généalogie est toujours un modèle hétéro-centré : un papa, une maman et des enfants. Or nous sommes dans une société française où le mariage pour tous est légal, où vivent 300.000 familles homoparentales, où la PMA (procréation médicalement assistée) est acceptée avec actuellement toujours l’anonymat du donneur ou de la donneuse dont les gamètes (spermatozoïdes ou ovocytes) sont utilisées quand il est fait appel à un tiers, où les enfants nés sous X cherchent à connaître leur géniteur, et où les adoptions plénières (rompant tout lien de filiation entre l’enfant et les géniteurs) augmentent.Le besoin des individus d’appréhender leur histoire familiale, de s’entendre conter le récit de leur naissance devient dès lors fondamental et la généalogie ne peut se couper des questions actuelles de la bioéthique car tout en étant à la recherche des ancêtres, elle est aussi et d’abord inscrite dans son temps. Quand les procureurs sont démunis, que les médecins affichent le secret professionnel, que l’ASE (Aide sociale à l’enfance) peine à trouver des solutions et que la loi,malgré les évolutions récentes, n’a pas toutes les réponses, les individus se trouvent le plus souvent face à un grand vide. Dans ce cadre-là, ce qui est recherché n’est pas une reconnaissance en paternité, ni une question d’héritage, il s’agit véritablement de rechercher ses origines. Ce qui est fondamental pour mieux se construire. Alors que la loi française a tendance à protéger les géniteurs, la loi européenne, elle, est plus ouverte. La législation concernant ces aspects n’est d’ailleurs pas la même dans tous les pays européens.Dans ce contexte-là, comment le.la généalogiste peut-il.elle répondre ? Comment se positionne-t-il.elle de façon éthique et/ou vis-à-vis de la législation ? Est-il.elle en droit de refuser des dossiers ? Face aux contraintes législatives, il.elle peut tout de même proposer une mise en relation….La généalogie n’est donc pas complètement tournée vers le passé, elle est avant tout un enjeu d’avenir pour mieux se connaître, savoir qui l’on est et ce sera l’objet des réflexions des Rencontres de la Généalogie que nous souhaitons organiser.

L'Université de Nîmes lance dès à présent un appel à communications, à renvoyer avant le 31 janvier 2020. Sont attendues des propositions pouvant éclairer ces nouvelles demandes, provenant de généalogistes, de juristes, de psychologues, voire des métiers relevant de la protection et de l'aide à l'enfance.

Chaque communication devra durer 30 minutes. La proposition à renvoyer (d'une page environ) doit être composée d'un résumé de l'intervention, du titre retenu ainsi que du CV du candidat.

Le comité scientifique (composé d'Isabelle Ortega, Stéphane Cosson, Nicolas Leroy et Eric Wenzel) statuera en février 2020 ; le programme sera établi début mars 2020.

L'Université de Nîmes prendra en charge le transport, l'hébergement et la restauration des communicants durant la manifestation (deux nuits par personne).

Les interventions pourront être filmées afin que l'Université de Nîmes puisse disposer de supports vidéos pour les D.U. de généalogie.

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