Fermeture des archives de Fontainebleau : une mission pour gérer la crise

Catégorie : Archives, Seine-et-Marne  |  le 20 Mai 2014 par Guillaume de Morant

Depuis maintenant 52 jours, le site des Archives nationales à Fontainebleau est fermé pour des raisons de sécurité, une partie des bâtiments menaçant de s'écrouler "par défaut de stabilité structurelle". Pour faire face à cette crise sans précédent, une mission de coordination a été nommée avec à sa tête Marie-Liesse Baudrez.

Cette énarque, ex-directrice générale des Arts décoratifs devra donc coordonner et rationaliser cette situation exceptionnelle : gérer les personnels dont la plupart sont actuellement en "autorisation d'absence étant privés d'accès à leur lieu de travail", s'occuper des réseaux informatiques et de la communication interne et externe, de la gestion immobilière et du dialogue social avec les instances représentatives du personnel. Ce dernier point est particulièrement sensible, les syndicats des archives redoutant "une liquidation programmée" du site de Fontainebleau.

L'une des premières missions de Marie-Liesse Baudrez sera de lancer la reprise des activités des équipes sur le site de Fontainebleau dans les bâtiments modulaires qui seront installés, et dotés de mobiliers, d'équipements informatiques et de mise en réseau. Quant aux lecteurs, il est encore trop tôt pour dire si les consultations de documents pourront reprendre sur place. En attendant, elles pourraient être organisées sur le site de Pierrefitte-sur-Seine où les archives de Fontainebleau menacées devraient être transférées, mais sans aucune date annoncée.

Pour mémoire, le site de Fontainebleau des Archives nationales conserve des archives privées d'architectes, les dossiers de carrière des fonctionnaires et les dossiers de naturalisation depuis la seconde moitié du XXe siècle, les archives audiovisuelles, les archives électroniques et certains fonds spécifiques, entre autres les dossiers de la Légion d'honneur dont seule une partie est à ce jour numérisée.

2 commentaires

Placentin le 22 Mai 2014 à 16h05

Le problème structurel était connu depuis la construction des bâtiments : risque en cas de montée de la nappe phréatique (en raison de la présence d'argiles) : le premier directeur réel, Gérard Naud, en parlait déjà.

luc nemeth le 21 Mai 2014 à 14h12

Bonjour.
Ici encore le ministère prend les gens pour des enfants en parlant de "défaut de stabilité structurelle" : le problème, lié à la nature du sol, est... conjoncturel et était parfaitement connu dès le départ (à savoir, la rupture de charge induite par le transfert massif des cartons à Pierrefitte).
Cordialement

Plan du site La Revue française de Généalogie